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Une municipalité ontarienne spécialisée dans l'accueil de sinistrés

Des autochtones ont été évacués à Kapuskasing.
Des membres de la Première Nation de Nibinamik prennent un repas au Centre civique de Kapuskasing. Photo: Radio-Canada / Francis Bouchard
Radio-Canada

Kapuskasing, dans le Nord de l'Ontario, a perfectionné son programme d'accueil de sinistrés qui a généré des retombées économiques de plusieurs millions de dollars dans la communauté au fil des ans.

Un texte de Francis Bouchard

Kapuskasing accueille des personnes évacuées de Premières Nations depuis une douzaine d’années, principalement des membres des communautés de la côte de la baie James, soit Kashechewan, Attawapiskat et Fort Albany, lorsqu’elles sont menacées d’inondations par les crues printanières.

La communauté a déployé à nouveau son programme d'accueil lors d'évacuations cette semaine, avec l'arrivée de 300 personnes de la Première Nation de Nibinamik. Ceux-ci ont quitté leur demeure en raison de la fumée de feux de forêt près de leur communauté, dans le Nord-Ouest de l'Ontario.

La municipalité de Kapuskasing compte sur un coordonnateur des évacuations à temps plein et un autre à temps partiel. Lors de l’arrivée d’évacués, d’autres employés de la municipalité donnent un coup de main pour l’accueil, qui se fait parfois la fin de semaine.

Comme dans le cas d’autres évacuations à court terme, les membres de la communauté de Nibinamik logent dans cinq hôtels locaux. Ils sont transportés au centre civique pour prendre les repas préparés par un traiteur local.

Des autochtones qui ont été évacués à Kapuskasing.Des membres de la Première Nation de Nibinamik au centre civique de Kapuskasing. Photo : Radio-Canada / Francis Bouchard

Pour plus de deux ans, Kapuskasing a hébergé environ 500 évacués à long terme de la Première Nation de Kashechewan. Ceux-ci devaient attendre que de nouvelles maisons soient aménagées dans leur communauté afin de remplacer celles endommagées par de la moisissure.

Les évacués à long terme avaient emménagé dans une centaine de logements dans la municipalité.

Ils ont commencé à retourner dans leur communauté en novembre dernier, mais 200 d’entre eux étaient toujours à Kapuskasing au mois d’avril dernier quand plus de 500 autres personnes de Kashechewan ont été évacuées à nouveau dans la ville de façon préventive, pour une courte période.

La Ville de Kapuskasing se charge de coordonner l’évacuation et de payer les frais. La municipalité obtient un remboursement du ministère des Affaires autochtones et du Nord Canada, tout en obtenant une commission de 10 % sur les dépenses effectuées à Kapuskasing pour les personnes évacuées.

Il s’agit d’une source de revenus pour la ville de Kapuskasing qui fait face à certains défis financiers.

C'est certain que ces retombées économiques là sont importantes pour la ville de Kapuskasing dans notre situation présente, où on essaie d’équilibrer un budget et de contrôler le niveau de taxation.

Guylain Baril, directeur général de la Ville de Kapuskasing

M. Baril affirme que la municipalité veut garder les fonds générés par les évacuations pour des projets spécifiques, comme des projets de reconstruction de rues ou le projet de construction d’une nouvelle piscine, qui a été retardé plus tôt cette année.

M. Baril souligne que les retombées sont encore plus grandes pour plusieurs commerces locaux, au niveau des revenus et de la création d’emplois.

« La composante économique plus importante c'est celle qui va trouver nos marchands. Donc les hôtels, la nourriture, les taxis, le transport, les centres de récréation ».

Selon M. Baril, il est important pour sa communauté de bien répondre aux besoins des évacués pour rendre leur séjour le plus agréable possible et les inciter à vouloir revenir à l’avenir. Après chaque évacuation, une rencontre est tenue entre les différents intervenants pour identifier des choses qui pourraient être améliorées.

Le chef des pompiers de Kapuskasing, Pat Kennedy, s'apprête à livrer des jouets aux enfants qui ont été évacués dans la communauté.Le chef des pompiers de Kapuskasing, Pat Kennedy, s'apprête à aller porter des jouets aux enfants de la Première Nation de Nibinamik. Photo : Radio-Canada / Francis Bouchard

Les 300 personnes de la Première Nation de Nibinamik pourraient rentrer chez eux au début de la semaine prochaine.

Nord de l'Ontario

Autochtones