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Le prêt-à-cuisiner, bon pour l’environnement?

Le prêt-à-cuisiner serait un bon moyen pour réduire le gaspillage alimentaire, selon les entreprises qui vendent des boîtes de repas.
Le prêt-à-cuisiner serait un bon moyen pour réduire le gaspillage alimentaire, selon les entreprises qui vendent des boîtes de repas. Photo: iStock
Radio-Canada

Elles sont présentées comme une solution au gaspillage alimentaire, mais les boîtes de prêt-à-cuisiner génèrent une quantité importante de déchets, comme nous avons pu le constater dans notre banc d'essai.

Un texte de Dominic D. Matthews et Coralie Mensa

En fournissant les ingrédients à leurs recettes en quantité exacte pour un nombre déterminé de portions, les entreprises de boîtes repas prétendent que rien ne doit finir à la poubelle, sauf les emballages nécessaires pour vous acheminer les 50 ml de sauce soya ou les 2 cuillères à thé de curcuma.

Le principe avec Chefs Plate, Cook It, Marché Goodfood ou MissFresh est de choisir à l’avance les recettes qui composeront votre kit repas. Les ingrédients arrivent emballés dans une boîte en carton isolante, munie de sachets réfrigérants, dans laquelle ils se conservent plusieurs heures.

Voici tous les emballages nécessaires au transport et à la conservation des ingrédients d’une seule recette pour chacune des quatre entreprises testées.

Des emballages cartons et plastiques pour le transport et la conservation d'alimentsLa quantité d'emballages pour une recette chez Marché Goodfood, Chefs Plate, MissFresh et Cook It. Photo : Radio-Canada / Coralie Mensa

Pour ses clients du Grand Montréal, Cook It propose de récupérer la boîte, l'isolant et les sachets réfrigérants lors de la livraison suivante. Quant à MissFresh, elle fait affaire avec l’entreprise québécoise Cascades, qui a développé une boîte isolante recyclable faite à partir de matériaux recyclés.

Si les entreprises avancent que les boîtes et les emballages sont plus souvent qu’autrement recyclables, il est difficile de savoir s’ils finissent effectivement dans le bac de recyclage.

Le recyclage, ça peut être intéressant, mais ça demande de l’assiduité de la part du consommateur. Avec les défis [environnementaux] auxquels on fait face, il faut désormais agir en amont.

Colleen Thorpe, directrice des programmes éducatifs d’Équiterre

L’industrie alimentaire, la plus grande gaspilleuse

Au Québec, 70 % des emballages sur le marché proviennent de l’industrie alimentaire, selon Éco Entreprises Québec. Colleen Thorpe, directrice des programmes éducatifs d’Équiterre, estime que le prêt-à-manger et le prêt-à-cuisiner contribuent grandement à ces statistiques.

Si on réduit le gaspillage alimentaire d’un côté, mais qu’on augmente l’emballage de l’autre, on n’a pas nécessairement fait de gain.

Colleen Thorpe, directrice des programmes éducatifs d’Équiterre

Rappelons qu’au Canada, du producteur à l’assiette du consommateur, ce sont de 30 à 40 % des aliments qui sont perdus ou jetés, selon RECYC-QUÉBEC. Près de la moitié de ce gaspillage se fait directement chez le consommateur. Comme quoi il vaut mieux penser aux vieilles pommes de terre germées qui traînent dans le garde-manger.

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