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L’Alberta contre les maladies de la rétine

Une femme chez l’ophtalmologiste

Selon le gouvernement, environ 14 000 Albertains souffrent de pertes de vision à cause d’une maladie de la rétine.

Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

Radio-Canada

L'Alberta offre à présent plus d'options aux Albertains souffrant de perte de vision. Le gouvernement a élargi son programme qui couvre le coût des traitements contre la dégénérescence maculaire et les autres maladies de la rétine.

Un texte de Mario De Ciccio

Depuis début août, l’utilisation du médicament Eylea est couverte par le programme de l’Alberta. L’Eylea est une injection qui sert à traiter les troubles de la vision causés par des maladies de la rétine.

L’Eylea s'ajoute donc à la liste de médicaments couverts par le gouvernement.

Depuis 2015, les services de santé de l’Alberta payent la facture de deux autres médicaments similaires.

Il s’agit de l’Avastin, un médicament dont l’utilisation pour contrer les maladies de la rétine n’est pas officiellement approuvée par Santé Canada, mais qui coûte généralement 50 $ par traitement. L’autre médicament est le Lucentis, dont chaque traitement coûte en moyenne 1000 $.

Les coûts de l’Eylea sont aussi estimés à environ 1000 $ par traitement.

Le médicament Eylea.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L’Eylea est une injection qui sert à traiter les troubles de la vision causés par des maladies de la rétine.

Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

Les trois médicaments sont sensiblement similaires et ont la même utilité, selon l’ophtalmologiste et le président de la Société canadienne de la rétine, Amin Kherani. Cependant, comme bien des médicaments, certains traitements fonctionnent mieux que d’autres, selon le patient et sa condition.

« En Alberta, les spécialistes de la rétine travaillent avec le gouvernement pour rester prudents avec les prix, » explique l’ophtalmologiste. « C’est pourquoi nous essayons de traiter avec l’Avastin lorsque possible. »

Selon lui, les traitements moins dispendieux à l’Avastin fonctionnent dans 80 % des cas.

L’ajout de l’Eylea au programme albertain vient donc offrir une nouvelle option aux ophtalmologistes et à leurs patients, quand l’Avastin n’est pas idéal.

Rebecca BailerAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Rebecca Bailer est atteinte et atteinte d’œdème maculaire.

Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

Rebecca Bailer est une de ces patientes : elle est diabétique et atteinte d’oedème maculaire depuis près de 10 ans.

Pour elle, l’Eylea fonctionne mieux que les autres médicaments et lui permet de prolonger ses périodes entre chaque injection. Elle doit recevoir des injections toutes les 6 semaines.

Sans l’aide du gouvernement, elle devrait payer près de 300 $ en plus de ce qui est couvert par son assurance.

Sans ce programme, les gens doivent choisir entre leur vision ou leur état financier.

Rebecca Bailer, patiente à la Clinique de consultants de la rétine de Calgary

Un stress qui se rajoute, selon elle, à toutes les peines rattachées à sa maladie et à la perte de vision.

« L’avenir de mes yeux est incertain », confie-t-elle avec émotions. « Cette aide du gouvernement est un baume, mais j’espère continuer à bien aller. »

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