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Le compostage obligatoire s’en vient à Saskatoon

Radio-Canada

Les résidents de Saskatoon pourraient avoir à utiliser leur bac vert un peu plus souvent, car la Ville étudie présentement la possibilité d'instaurer un programme obligatoire de compostage.

Un rapport présenté aux conseillers municipaux mardi matin révèle que près de 32 % des déchets envoyés au dépotoir sont de nature organique, soit les restes de table, les feuilles mortes, le gazon coupé et les sciures de bois.

Le rapport stipule que la meilleure façon de réduire de manière importante la présence de résidus organiques dans les sites d’enfouissement est d’instaurer un programme obligatoire de compostage, une mesure que la Ville évalue sérieusement.

« On ne se demande plus si [on va le faire], on se demande comment [on va le faire] », affirme Mairin Loewen, conseillère municipale.

Une mesure nécessaire

L’administration cherche à réduire de 70 % les déchets qui se retrouvent dans le site d’enfouissement de la Ville d'ici 2023, afin de respecter sa capacité.

Si la Ville ne parvient pas à atteindre son objectif, elle sera très probablement contrainte de construire une nouvelle décharge, ce qui pourrait coûter entre 26 et 100 millions de dollars.

« Nous devons faire des gestes pour changer ces chiffres et diminuer la quantité de matière qui se retrouve sur le site d'enfouissement », soutient le maire de Saskatoon, Charlie Clark.

À l'heure actuelle, la Ville de Saskatoon offre un programme volontaire de compostage qui propose aux résidents de débourser 55 $ pour la collecte des résidus organiques.

Or, selon le rapport, la plupart des villes canadiennes ont des programmes de compostage obligatoires, et Saskatoon est la seule ville avec un programme d'abonnement payant pour les déchets organiques.

Les déchets aussi à l’ordre du jour

Les conseillers municipaux de Saskatoon envisagent aussi de changer de modèle de gestion des ordures, les résidents devant payer en fonction de la quantité de déchets qu'ils produisent.

« Une approche basée sur la tarification offrirait un incitatif supplémentaire pour encourager les gens à réduire la quantité de déchets qu’ils produisent, en plus de permettre à la Ville de construire un modèle de financement durable et augmenter la durée de vie des sites d'enfouissement », peut-on lire dans le rapport soumis aux conseillers.

La volonté d’aller plus loin

« Au bout du compte, il n'y a pas beaucoup de gens qui le font [le compostage] et encore moins de gens qui le font correctement », avance Sheri Praski, un ingénieur en environnement qui a participé à l’implantation du programme de déchets à Saskatoon.

M. Praski soutient sans réserve le projet de compostage obligatoire. L’ingénieur considère qu’il faut même aller plus loin pour atteindre les objectifs, notamment en instaurant un système de pénalités.

La plupart des villes [récupèrent mieux les déchets organiques] que nous. Nous devons aider les résidents à atteindre un niveau similaire et à comprendre comment leurs choix peuvent avoir un impact sur l’environnement, mais aussi sur leur portefeuille.

Sheri Praski, ingénieur en environnement

Pour l’instant, il n’est pas encore possible de déterminer la forme que prendra le programme, même si son implantation pourrait arriver dès 2020.

Des résidents ont exprimé le souhait de voir le compost récupéré par la Ville aux redistribué aux ménages afin qu’ils puissent l'utiliser pour le jardinage.

Les conseillers municipaux doivent poursuivre leurs discussions et examiner toutes les composantes du projet.

Saskatchewan

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