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Protection des Grands Lacs : des citoyens-scientifiques recherchés

Un scientifique manipule entre autres une petite bouteille devant des journalistes.

Le docteur Subba Rao Chaganti, l'un des responsables du projet, montre aux journalistes comment l'eau sera collectée.

Photo : Radio-Canada / Colin Côté-Paulette

Radio-Canada

L'Institut des Grands Lacs sur la recherche environnementale demande l'aide des citoyens de la région de Windsor-Essex, en Ontario, pour connaître la quantité de bactéries E. coli présente dans les lacs.

Les scientifiques aimeraient recruter environ 1000 bénévoles qui prélèveront des échantillons d'eau samedi.

Si leur objectif est atteint, l'échantillonnage pourrait être l'un des plus importants du monde de la science, selon les responsables du projet.

« C'est une approche innovante en matière d'analyse de l'eau. Ça va nous permettre d'avoir un portrait global de la situation », explique le professeur à l'Institut des Grands Lacs sur la recherche environnementale, Daniel Heath.

Une bouteille avec un collant indiquant le numéro de l'échantillon, l'endroit où il a été collecté et le nom du citoyen.

L'eau sera amassée dans ce genre de bouteille.

Photo : Radio-Canada / Colin Côté-Paulette

Les données amassées permettront aux chercheurs de dresser une carte précise de la présence de bactéries dans les étendues d'eau de la région.

Des centaines d'échantillons pourront être analysés rapidement grâce à un séquenceur génétique.

Sans cette technologie, une telle collecte de données pourrait prendre des mois à réaliser, estime M. Heath.

« Si notre méthode d'analyse fonctionne, ça pourrait être le genre de projet qui permet à cette technique d'être implantée ici et ailleurs dans le monde », soutient le chercheur.

Un homme avec une chemise rouge regarde la caméra.

Le docteur Daniel Heath est la tête du projet d'échantillonnage à grande échelle.

Photo : Radio-Canada / Colin Côté-Paulette

L'eau des plages de la région de Windsor-Essex est présentement analysée une fois par semaine. La technologie utilisée par les scientifiques permettrait des analyses plus fréquentes et régulières.

« Je crois que c'est important que les citoyens s'impliquent pour que l'on conserve nos sources d'eau douce propres et pour la science », estime une étudiante à la maîtrise à l'Institut des Grands Lacs sur la recherche environnementale, Jessica Owen, qui sera bénévole samedi.

Elle souligne qu'il est également important que les enfants et les jeunes s'impliquent dans ce genre de projet pour l'avenir des Grands Lacs.

La bactérie E. coli est présente dans le système digestif des animaux à sang chaud et des humains. Les matières fécales sont ainsi porteuses de cette bactérie et peuvent contaminer l'eau.

Gros plan du visage d'une femme qui parle aux journalistes

Jessica Owen, une étudiante à la maîtrise à l'Institut des Grands lacs pour la recherche environnementale, sera bénévole samedi.

Photo : CBC/Stacey Jenzer

Les gens intéressés par le projet peuvent se procurer une trousse de collecte du 16 au 18 août, entre 10 h et 16 h, aux adresses suivantes :

  • Plage ouest du parc Lakeview à Belle Rivière (rue River, Lakeshore)
  • Bureau du député Brian Masse (1398, avenue Ouellette, Windsor)
  • Plage Colchester (100, rue Jackson, Colchester)
  • Office de la protection de la nature de la région d'Essex (360, avenue Fairview Ouest, suite 311, Essex)
  • Institut des Grands Lacs sur la recherche environnementale (2990, promenade Riverside Ouest, Windsor)
  • Centre récréatif Kinsmen de Leamington (249, rue Sherk, Leamington)
  • Parc national de la Pointe-Pelée (1118, promenade de la Pointe-Pelée, Leamington)



Windsor

Science