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Les connaissances des Inuits au service d’un projet archéologique majeur

Les deux navires, NSM Erebus et NSM Terror, disparus en 1846 lors de l'expédition Franklin, dans le Grand Nord canadien, ont été retrouvés respectivement en 2014 et 2016.

Les deux navires, NSM Erebus et NSM Terror, disparus en 1846 lors de l'expédition Franklin, dans le Grand Nord canadien, ont été retrouvés respectivement en 2014 et 2016.

Photo : Illustrated London News - Getty

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'étude, la préservation et la protection des sites abritant les épaves du NSM Erebus et du NSM Terror, le long des côtes centrales de l'Arctique, engageront les résidents de Gjoa Haven.

La découverte des épaves de l’Erebus en 2014 et du Terror en 2016 n’aurait pas été possible sans le rôle prépondérant joué par le gouvernement du Nunavut, les communautés locales et particulièrement les résidents de Gjoa Haven, la collectivité la plus proche des épaves. Celle-ci est située sur la côte sud-est de l'île King William, au milieu du passage du Nord-Ouest.

Reposant respectivement à 11 m et à 24 m de profondeur, les navires ont été découverts grâce aux savoirs tirés de la tradition orale inuite.

Ainsi, ce sont des informations données par un Inuit membre de l'équipe de recherche qui auraient mené à la découverte du NSM Terror, au large de la péninsule Adélaïde, dans l'archipel arctique canadien, au sud-ouest de Gjoa Haven. Celui-ci se serait rappelé avoir vu, quelques années plus tôt, un mât à travers la glace.

Disparus dans l’Arctique depuis 1846, l’Erebus et le Terror étaient des fleurons de la marine britannique. Dirigés par Sir John Franklin, ils avaient quitté l’Angleterre le 19 mai 1845 avec 134 hommes d’équipage pour découvrir le passage du Nord-Ouest.

Les bateaux avaient été aperçus pour la dernière fois au moment où ils entraient dans la baie de Baffin, en août 1845.

L’endroit où s’est échouée l’expédition Franklin dans le Grand Nord du Canada. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L’endroit où s’est échouée l’expédition Franklin dans le Grand Nord du Canada.

Photo :  Wikimedia commons

Les résidents de Gjoa Haven joueront un rôle clé dans la protection des sites dans le cadre de l'Inuit Guardians Program, un programme de préservation et de protection dévoilé le 4 août dernier.

Des campements seront installés à proximité des sites des épaves pour s'assurer qu’aucune activité ne nuira à leur protection, a précisé Marc-André Bernier, chef de l'équipe d'archéologie subaquatique de Parcs Canada.

Dans quelques jours, quatre résidents de Gjoa Haven accompagneront une expédition de plongée à la recherche de l’emplacement idéal pour installer leur campement.

Au cours de la courte saison de plongée, d’autres recherches seront effectuées pour sélectionner les emplacements idéaux pour veiller sur les sites des épaves, tout en occupant le territoire de chasse et de pêche.

Image réalisée par un sonar montrant le NSM Erebus, un des navires de l’explorateur britannique Sir John Franklin, disparu dans l’Arctique en 1846 Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Image réalisée par un sonar montrant le NSM Erebus, un des navires de l’explorateur britannique Sir John Franklin, disparu dans l’Arctique en 1846

Photo : Parcs Canada

Des années de recherche à venir

« Il est très rare de trouver des épaves aussi bien conservées », a déclaré Marc-André Bernier, qui s’attend à plusieurs années de recherche et d’exploration.

Les deux épaves, et plus particulièrement le NSM Terror, sont bien préservées.

Le NSM Terror s’était déposé par 24 mètres « comme il avait navigué », selon le chef de l'équipe d'archéologie subaquatique de Parcs Canada.

« Le mât et le gréement sont tombés, mais le pont est complet, n’ayant pas été endommagé par la glace à cause de la profondeur », précise Marc-André Bernier

Les fouilles sous-marines se déroulent pendant un très court laps de temps dans la région, cinq à six semaines par an seulement, à cause des conditions climatiques.

Souhaité par le gouvernement fédéral, le programme de préservation et de protection Inuit Guardians Program permet, selon M. Bernier, d'inclure les Inuits dans la recherche, la gestion et la protection des épaves NSM Erebus et NSM Terror.

 
Avec les informations de CBC

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