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L’autonomie en éducation pour des Premières Nations de l’Ontario

La ministre Carolyn Bennett en train d'apposer sa signature.
La ministre fédérale des Affaires autochtones, Carolyn Bennett, signe l'entente avec les Premières Nations. Photo: Radio-Canada / Marie-Hélène Ratel
Radio-Canada

Vingt-trois Premières Nations Anishinabek en Ontario ont signé, mercredi, une entente historique avec Ottawa qui leur garantit le « contrôle » du système d'éducation de leurs réserves, de la prématernelle au secondaire.

L’accord permet à ces communautés autochtones de se soustraire de la Loi sur les Indiens.

C’est la première entente de ce type en Ontario et la plus importante au pays, quant au nombre de Premières Nations participantes.

L’objectif est de promouvoir la culture et la langue autochtones, notamment pour contrer le décrochage scolaire.

Les collectivités de la Nation Anishinabek ont cherché pendant longtemps à obtenir le pouvoir d'éduquer leurs enfants, à leur façon.

Patrick Wedaseh Madahbee, chef du grand conseil de la Nation Anishinabek

L'entente permet également aux Premières Nations d'obtenir le contrôle administratif sur le financement de l'éducation élémentaire et secondaire.

Photo du grand chef Patrick Madahbee au micro.Le grand chef de la Nation Anishinabek, Patrick Madahbee. Photo : Radio-Canada / Marie-Hélène Ratel

Une éducation « culturellement appropriée »

La ministre fédérale des Affaires autochtones, Carolyn Bennett, était présente à la cérémonie de signature, mercredi matin, au casino autochtone Rama, au nord de Toronto, en compagnie d’une centaine de représentants des Premières Nations.

« Il est évident que les systèmes d'éducation dirigés et gouvernés par les Premières Nations et qui assurent une éducation de qualité et culturellement appropriée donnent de meilleurs résultats pour les élèves des Premières Nations », a commenté la ministre.

Carte du futur conseil scolaire Carte du futur conseil scolaire Photo : Nation Anishinabek

Cette autonomie permettra aux communautés autochtones d'intégrer pleinement le concept d'identité culturelle dans les établissements scolaires, selon Quinn Meawasige, un représentant du Conseil des jeunes de la Nation Anishinabek. Il se dit d'ailleurs très encouragé par l'entente.

À l'adolescence, Quinn a souffert de problèmes de consommation de drogue et d'alcool. C'est seulement lorsqu'il a reconnecté avec ses racines culturelles qu'il est parvenu à s'en sortir.

À l'élémentaire, je parlais couramment français, mais pas ojibwé, ce qui était pourtant ma propre langue. J'ai découvert mon identité culturelle seulement à l'âge de 16 ans.

Quinn Meawasige, membre de la Première Nation de Serpent River

Selon lui, un environnement d'apprentissage adapté aux besoins des communautés permettra une meilleure intégration des jeunes Autochtones dans la société.

Des membres des Premières Nations lors de la cérémonie, mercredi matin. Des membres des Premières Nations lors de la cérémonie, mercredi matin. Photo : Radio-Canada / Marie-Hélène Ratel

Le gouvernement canadien doit maintenant adopter une loi qui permettra l'entrée en vigueur de l'entente, conclue initialement en 2015. Vingt-trois des vingt-neuf Premières Nations Anishinabek l'avaient ensuite approuvée.

La Nation Anishinabek a signé une entente parallèle avec le gouvernement ontarien.

Le bureau principal de ce nouveau système d’éducation sera construit sur le territoire de la Première Nation de Nipissing près de North Bay. Ses activités doivent commencer au printemps prochain.

Ottawa souligne que l'entente établit un processus permettant à d'autres Premières Nations Anishinabek et à d'autres Premières Nations en Ontario d'adhérer au système d'éducation anishinabek à l'avenir si elles le souhaitent.

Avec des informations fournies par Marie-Hélène Ratel

Avec les informations de La Presse canadienne

Toronto

Autochtones