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Des graffitis antisémites dans plusieurs quartiers de Winnipeg

Lettres majuscules noires tracées sur un trottoir.

Ce message a été vu dans le quartier West Broadway, près du Club de curling Granite.

Photo :  David Jaspar

Radio-Canada

Des résidents de Winnipeg sont outrés par des graffitis à connotation antisémite tracés dans plus d'une dizaine d'endroits dans plusieurs quartiers de la capitale manitobaine.

Une série de graffitis a été découverte le long de Wellington Crescent, dans un sentier du parc Omand’s Creek et dans les quartiers West Broadway, près du club de curling Granite, et Wolseley.

La police de Winnipeg indique avoir reçu dimanche un signalement de vandalisme au 603 Wellington Crescent.

Les messages, écrits en lettres majuscules noires, font référence à « l'extinction blanche » et au milliardaire et activiste politique George Soros.

« Soros, fait référence à George Soros, un philanthrope milliardaire juif américano-hongrois qui donne de l'argent à de nombreuses causes de la gauche », précise le directeur national par intérim de la Ligue des droits de la personne de B'nai Brith Canada, un groupe de défense des droits des juifs, Aidan Fishman.

Un banc de parc de couleur verte marqué d'un message antisémite. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Ce banc affiche un un des nombreux messages faisant référence à Soros.

Photo : Radio-Canada / Holly Caruk

Aidan Fishman estime que l’apparition de ces messages n'est pas une coïncidence et fait suite aux événements violents survenus à Charlottesville, aux États-Unis.

Quand on voit des gestes de haine ou de violence, au Canada ou ailleurs dans le monde, qui reçoivent beaucoup d’attention, cela entraîne la reproduction d’incidents semblables ailleurs.

Aidan Fishman, organisation B'nai Brith Canada

Bien que selon M. Fishman, les messages actuels n’incitent pas spécifiquement à la haine, le geste est inquiétant.

Les individus font cela dans le but d'obtenir des appuis pour mener éventuellement à des attaques beaucoup plus graves.

Aidan Fishman, organisation B'nai Brith Canada

« C'est une sorte de tactique insidieuse et intelligente utilisée par les néonazis pour amener les gens à lire leurs théories, sans dévoiler leurs hypothèses vraiment scandaleuses », ajoute Aidan Fishman.

« Le plus important, c'est que les résidents de Winnipeg qui proviennent de divers milieux se réunissent et rejettent cette forme de haine », soutient-il.

Le maire Bowman dénonce

Plus tard dans la journée, le maire Brian Bowman a réagi par communiqué. Il dit avoir « eu mal au ventre » lorsqu'il a vu les photos et a appelé les « Winnipégois de tous les milieux à se joindre à lui pour dénoncer des actes de haine ».

Brian Bowman a déclaré que des employés municipaux ont été envoyés pour enlever les graffitis, et il a personnellement contacté la Fédération juive de Winnipeg pour offrir son soutien.

« Ces actes de haine sont répréhensibles et offensants pour notre communauté et n'arrêteront pas nos efforts visant à renforcer l'intégration dans notre ville », a déclaré le maire.

Des représentants de la synagogue de Shaarey Zedek estiment que, même si aucun graffiti n'est apparu près de la synagogue, ils restent vigilants compte tenu du climat politique actuel.

Aidan Fishman affirme que malgré d'autres actes antisémites à Winnipeg au cours des dernières années, il croit que la grande majorité des résidents de la ville n'approuve pas les propos.

« Le plus important, c'est que les résidents réunissent et rejettent cette forme de haine », affirme-t-il.

Selon les informations de CBC News

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