•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

91 volcans dorment sous la calotte glaciaire en Antarctique

Un manchot empereur rampe devant le volcan en activité mont Erebus situé sur l'île de Ross en Antarctique.

Un manchot empereur rampe devant le volcan en activité mont Erebus situé sur l'île de Ross en Antarctique.

Photo : Reuters / Deborah Zabarenko

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des scientifiques ont découvert 91 volcans à deux kilomètres sous la côte ouest de l'Antarctique, qui devient ainsi l'une des régions volcaniques les plus vastes au monde.

Un texte de Marie-Claude Frenette

Ces volcans s’ajoutent aux 47 qui avaient déjà été détectés dans l’ouest du continent polaire.

Leur nombre s’élèverait donc désormais à 138 dans la région, dont la densité volcanique serait similaire à celle du grand rift est-africain.

La hauteur de ces volcans additionnels se situe entre 100 m et 4000 m environ.

Nous sommes fascinés. Nous ne nous attendions pas à en découvrir autant. […] Nous suspectons aussi qu’il y en ait d’autres sous la barrière de Ross.

Une citation de : Robert Bingham, expert en glaciers et auteur de l’étude

Conséquences potentielles désastreuses

Cette découverte, issue d’une étude produite par des géologues de l’Université d’Édimbourg et publiée dans The Geological Society, a de quoi inquiéter les scientifiques.

Si un de ces volcans entrait en éruption, la couche de glace dans l’ouest de l’Antarctique, déjà affectée par les changements climatiques, pourrait être complètement déstabilisée.

Tout ce qui provoque la fonte des glaces, ce qui est certainement le cas d’une éruption, a de fortes chances d’accélérer le flux écoulé dans l’océan.

Une citation de : Robert Bingham, expert en glaciers et auteur de l’étude

Pour trouver les volcans sous la couche de glace, les chercheurs ont utilisé un radar qui permet de détecter du basalte, une roche volcanique qui provient du magma refroidi. Les pointes de ces roches qui sortaient au-dessus de la glace avaient permis aux scientifiques de trouver les volcans au cours du siècle dernier.

Plus récemment, le plus jeune chercheur de l’équipe, qui est aussi un mordu des volcans, Max Van Wyk de Vries, s’est demandé si de telles roches pouvaient aussi se cacher sous la glace. Cette question aura finalement été prolifique, puisqu’elle a mené à la plus récente découverte de volcans.

Les chercheurs n’ont toutefois pas encore déterminé le niveau d'activité de ceux-ci, qui permettrait d’en estimer le danger.

C’est la grande question et c’est ce que nous devons confirmer le plus rapidement possible.

Une citation de : Robert Bingham, expert en glaciers et auteur de l’étude

M. Bingham souligne d’ailleurs une tendance alarmante : les endroits où les activités volcaniques les plus importantes ont été remarquées se trouvent justement dans des régions qui ont récemment perdu leur couche de glace, soit à la fin de la dernière période glacière.

L’Alaska et l’Islande en sont des exemples. « Selon la théorie scientifique, le retrait de la couche de glace au-dessus des volcans relâcherait une pression, ce qui accentuerait ensuite leur activité », explique le chercheur.

Avec les informations de The Guardian, et RTL

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !