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Le niveau de l’eau élevé des Grands Lacs coûte cher

Un cargo nommé Émilie vogue sur l'eau de l'un des Grands Lacs.

Près de 80 pour cent des navires-cargo qui naviguent de Montréal au lac Ontario se dirigent vers le lac Supérieur.

Photo : Steve Lutsch/Facebook

Radio-Canada

Le niveau de l'eau des Grands Lacs est plus élevé cet été en raison des précipitations record depuis le mois de mars, ce qui oblige les autorités maritimes à réduire le trafic de marchandises pour des raisons de sécurité.

Lorsque le niveau de l’eau augmente dans la voie maritime de Montréal à Thunder Bay, le débit de l’eau augmente également. Cela présente certains dangers pour les navires, d’après Jean Aubry-Morin, vice-président aux relations externes de la Corporation de gestion de la Voie maritime du Saint-Laurent.

Les navires s’enfoncent dans l’eau lorsqu’ils naviguent dans un passage peu profond comme le segment ontarien du fleuve Saint-Laurent. Si le débit de l’eau augmente, ce phénomène, que l’on appelle enfoncement dynamique, s’accentue. Un navire qui transporte beaucoup de marchandises s’enfonce d’autant plus.

C’est la raison pour laquelle la Voie maritime du fleuve Saint-Laurent, qui a autorité sur les questions de sécurité de navigation, a dû imposer certaines mesures aux cargos.

Depuis quatre mois, la Corporation a réduit de 80 cm le niveau du tirant d’eau permis. Le tirant d’eau est la profondeur entre le point de flottaison et le point le plus bas d’un navire.

Jusqu’à 100 tonnes de marchandises doivent être enlevées pour chaque centimètre et demi de tirant d’eau réduit, explique M. Aubry-Morin.

C’est énorme. C’est une situation qu’on a vu qu’une fois tous les 20 ans et qui ne se reproduit que très rarement.

Jean Aubry-Morin, vice-président aux relations externes, Corporation de gestion de la Voie maritime du Saint-Laurent

Le flux de marchandises déplacé du fleuve Saint-Laurent aux Grands Lacs représente près de 35 milliards de dollars par année, d’après M. Aubry-Morin. Or, la Voie maritime a perdu de 12 à 15 % de sa capacité portante de marchandises en raison des mesures de sécurité.

Des mesures additionnelles

Des limites de vitesse ont également été imposées aux navires afin d’éviter l’érosion et de réduire les impacts sur les berges, indique M. Aubry-Morin.

De plus, les navires ne peuvent plus se rencontrer dans les passages étroits, pour éviter des problèmes d’enfoncement. Cela a donc réduit le débit de navires-commerçants dans la Voie maritime.

Une revue à la baisse

La Corporation envisage de rehausser la limite de tirant d’eau à son niveau normal, soit 8,8 m, d’ici quelques jours. Cependant, le niveau de l’eau risque d’être toujours plus élevé qu’à la normale jusqu’à la fin de la saison, selon M. Aubry-Morin.

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