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Le suprémacisme blanc n'épargne pas la Saskatchewan, selon un historien

L'historien fransaskois Laurier Gareau.
Selon Laurier Gareau, des mouvements d'extrême droite comme le Ku Klux Klan ont laissé des traces en Saskatchewan. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Tandis que les manifestations violentes de Charlottesville, en Virginie, mettent en lumière les mouvements d'extrême droite aux États-Unis, des Saskatchewanais se désolent de voir que le racisme et le suprémacisme blanc n'épargnent pas leur province.

« Ces mouvements-là ont tendance à prendre racine beaucoup plus rapidement dans des milieux ruraux », explique l’historien fransaskois Laurier Gareau.

Il rappelle que la Saskatchewan a été un terreau fertile pour le Ku Klux Klan à partir des années 20. Ce mouvement connu pour son opposition aux Noirs s'est aussi opposé à d'autres minorités sociales, comme les Chinois, ou encore les francophones.

M. Gareau explique que cette idéologie a laissé des traces. Elle a notamment été à l'origine d'une loi scolaire anti-française en place pendant plus de 30 ans.

Si on va dans certaines communautés de la Saskatchewan surtout dans le sud de la province, je suis certain qu'on peut trouver encore des capuchons blancs dans les placards de bons anglophones très fidèles.

Laurier Gareau, historien
Chris Kortright, dede la Coalition contre le racisme en Saskatchewan.Le chercheur Chris Kortright milite au sein de la Coalition contre le racisme en Saskatchewan. Photo : Radio-Canada

De son côté, la Coalition contre le racisme en Saskatchewan constate que plusieurs groupes radicaux, racistes, nationalistes ou suprémacistes blancs sont actifs en Saskatchewan

Un militant du groupe, Chris Kortright, cite notamment les Skin Heads, les Patriots of Unity et des branches connexes du Ku Klux Klan. Il souligne que la philosophie suprémaciste ou nationaliste n'est pas limitée à ces groupes. « Il y a des problèmes systémiques qui la maintiennent », explique-t-il.

Il fait allusion au cas de Colten Boushie, un jeune Autochtone tué par un fermier près de Biggar l’an dernier et dont la mort avait mené à une vague de discours raciste et haineux sur les réseaux sociaux.

La GRC est chargée de surveiller l'activité de groupes radicaux, mais n’a pas été en mesure de fournir des données sur les groupes ou les personnes s'identifiant à des mouvements intolérants ou racistes dans la province.

Alors que les violences qui ont fait rage à Charlottesville ont mis en lumière le mouvement des suprémacistes blancs aux États-Unis, l'historien amateur Laurier Gareau rappelle que ces mouvements ne sont pas une exception américaine.

Selon lui, des régions rurales pourraient compter des personnes qui se reconnaissent dans l'idéologie raciste des suprémacistes.

Avec les informations de Lise Ouangari et d’Andréanne Apablaza

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