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La MLS en classe économique, une situation dénoncée par les joueurs

Blerim Dzemaili (au centre) après avoir compté un but contre l'Union de Philadelphie
Blerim Dzemaili (au centre) après avoir compté un but contre l'Union de Philadelphie. Photo: Associated Press / Michael Perez
Radio-Canada

La Major League Soccer est la seule ligue professionnelle nord-américaine dont les équipes ne possèdent pas leur propre avion. Le problème? Des vols retardés et de longs déplacements peu confortables qui nuisent à la récupération et aux performances des joueurs.

Un texte de Justine Roberge

Encore une fois, les membres de l’Impact ont été retenus plusieurs heures à l’aéroport de Philadelphie, dimanche, au lendemain de leur match au Talen Energy Stadium.

Ce n’est assurément pas le scénario idéal pour leur seule journée de repos de la semaine.

Par saison, l’Impact doit parcourir plus de 30 000 km pour aller jouer à l’étranger. Pour des équipes comme Vancouver, Seattle ou Los Angeles, c’est pratiquement le double.

Des vols nolisés permettraient aux athlètes de se rendre rapidement à destination.

Pendant que les équipes de la LNH, de la MLB ou même de la LCF peuvent revenir à domicile quelques heures après un match, celles de la MLS doivent attendre au lendemain. Les joueurs perdent donc de précieuses heures d’entraînement ou de repos, encore plus lorsque les vols sont retardés.

Le contraste est assez flagrant pour un joueur qui arrive de l’Europe. C’est le cas notamment pour Blerim Dzemaili.

Selon lui, il est plus que temps que la ligue se modernise et apporte des changements. Il a d'ailleurs dénoncé la situation sur les réseaux sociaux.

C’est quelque chose d’important. La MLS doit changer ça. Si tu joues deux matchs dans la semaine, tu dois avoir des vols nolisés.

Blerim Dzemaili
Entrevue avec Blerim Dzemaili

Le milieu de terrain soutient que l’absence de vols nolisés peut convaincre de bons joueurs européens de ne pas venir jouer en MLS.

« Un joueur important va y penser deux fois avant de venir, croit Dzemaili. Ce n’est pas une chose positive pour la ligue. »

Le onze montréalais compte seulement 3 victoires à l’étranger en 15 matchs. Le voyagement y est certainement pour quelque chose.

« Ce n’est pas facile pour les joueurs de récupérer en attendant à l’aéroport », mentionne l’entraîneur-chef Mauro Biello.

Entrevue avec Mauro Biello

Ce problème demeure toutefois entre les mains de la ligue et les clubs ne peuvent rien y changer.

Le commissaire de la MLS, Don Garber, avait déjà affirmé que les voyages nolisés étaient moins prioritaires que l’investissement dans les programmes des académies.

Biello satisfait de l’apport de Piette

Samuel Piette n’a peut-être joué qu’un seul match avec son nouveau club, mais il est déjà très apprécié.

Son entraîneur ne cache pas son enthousiasme par rapport aux performances de son joueur lors du dernier match.

Ce qu’on a vu en Gold Cup, il a été capable de le reproduire.

Mauro Biello

« Quand il est capable de recasser le jeu et de réengager Dzemaili, Nacho, Patrice et les gars devant lui, on devient très difficiles à arrêter », avoue Biello.

Le Québécois se dit très à l’aise avec l’équipe et a bien apprécié sa première expérience en MLS. Il a maintenant hâte de retrouver sa famille et ses amis au prochain match contre Chicago, mercredi, au stade Saputo.

Entrevue avec Samuel Piette

Ballou absent contre le Fire

Mauro Biello a confirmé que Ballou Tabla ne sera pas de la prochaine rencontre.

Le jeune de 18 ans souffre d'une infection de la gorge. Il ne s’est pas entraîné avec l’équipe lundi.

La semaine dernière, il a raté plusieurs séances après avoir laissé entendre qu’il voulait quitter l'Impact pour jouer en Europe.

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