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Une Sudburoise à la rencontre des ours polaires du Nunavut

Anne Quesnelle
Anne Quesnelle Photo: Anne Quesnelle

Anne Quesnelle est une enseignante et chef de chorale dans une école catholique de Sudbury. Mais dimanche dernier, c'est en tant qu'aventurière qu'elle est revenue à la maison après un périple d'une semaine sur un navire-brise-glace.

Un texte d’Éric Robitaille

Le projet Canada C3 s’inscrit dans les célébrations du 150e anniversaire de la Confédération canadienne. Naviguant de Toronto à Victoria en empruntant le passage du Nord-Ouest, le brise-glace est actuellement en plein coeur d’une expédition de 150 jours. Particularité : le trajet a été divisé en quinze segments. Les passagers du navire changent donc chaque semaine.

Lorsqu’elle a soumis son dossier de candidature, Anne Quesnelle avait ciblé son premier choix de trajet : le numéro sept, celui entre Iqaluit et Qikiqtarjuaq autour de l’île de Baffin, au Nunavut.

Le trajet du brise-glaceAgrandir l’imageLe trajet du brise-glace Photo : Canada C3

L’enseignante franco-ontarienne a toujours eu à coeur la cause des peuples autochtones. Elle a fait du travail pendant trois ans comme missionnaire laïque au sein de Premières Nations en Amérique du Sud. Comme enseignante, elle se fait aussi un devoir d’inculquer à ses élèves un respect et une sensibilité aux réalités autochtones.

Une de ses principales attentes au Nunavut était donc la rencontre avec les Inuits. Elle a été comblée. À Iqaluit, elle a pu rendre visite à des familles, rencontrer les aînés, voir les artistes à l’oeuvre, manger du phoque. Un jeune inuit s’est ajouté à l’expédition et a servi de guide et d’interprète aux autres passagers. La Sudburoise se dit renversée par l’accueil, la débrouillardise et la résilience des résidents de l’île de Baffin.

Outre les glaciers à couper le souffle qu’elle a pu admirer de très près grâce au brise-glace, Anne Quesnelle a eu la chance d’observer des oiseaux arctiques et des ours polaires dans leur habitat naturel. Si la scène était charmante, elle était aussi inquiétante; la fonte de plus en plus hâtive de la banquise réduit le territoire et la saison de chasse des ours. L’enseignante a pu constater de ses propres yeux les conséquences néfastes des changements climatiques et elle compte bien en témoigner auprès de ses élèves et de sa communauté.

Anne QuesnelleAnne Quesnelle Photo : Anne Quesnelle

En plus de la Sudburoise, une trentaine de passagers faisaient partie de l’aventure. Parmi eux, le comédien québécois Maxime Leflaguais qui a interprété l’explorateur Samuel de Champlain dans une série produite par TFO. Curieux hasard, l’acteur avait déjà visité la classe d’Anne Quesnelle dans le cadre de la promotion de la série sur Champlain.

La cochambreuse de l’enseignante était une poète manitobaine qui a organisé l’événement Haiku night in Canada pendant lequel les passagers du navire devaient rédiger de courts poèmes inspirés par les paysages du Nunavut. Anne Quesnelle, musicienne accomplie, a aussi fraternisé avec le chanteur Tony Dekker du groupe Great Lake Swimmers et lui a même suggéré d’interpréter sa chanson Prayer of the woods dans paysages de l’île de Baffin. La scène a été captée et bonifiée d’images aériennes du trajet nordique du C3.

 

Plusieurs autres passagers étaient des artistes, des sportifs ou des scientifiques de renom. Certains ont même osé se baigner dans les eaux arctiques. Mais quelques-uns ont dû le faire en sous-vêtements faute d’avoir amené des maillots de bain. Par pudeur, les caméras n’ont donc pas immortalisé la scène.

Anne Quesnelle était de passage à Grands Lacs Café, samedi, pour raconter ses aventures dans le Grand Nord canadien.

Cliquez ici pour écouter l'entrevue

Anne Quesnelle au micro d'Éric RobitailleAnne Quesnelle au micro d'Éric Robitaille Photo : Radio-Canada / Mathieu Allard

Nord de l'Ontario

Société