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Des excuses officielles aux victimes des rafles des années 60 se rapprochent

Le premier ministre de la Saskatchewan, Brad Wall, au moment de l'annonce de sa démission.
Le premier ministre de la Saskatchewan, Brad Wall Photo: Radio-Canada / CBC

Au lendemain de l'annonce de son retrait de la vie politique, le premier ministre de la Saskatchewan, Brad Wall, s'est dit prêt à présenter des excuses officielles aux victimes des rafles des années 60.

En juin 2015, Brad Wall avait promis des excuses formelles aux victimes de ces incidents visant à retirer des enfants autochtones de leur famille d'origine pour les faire adopter par des familles blanches.

Le dirigeant dit qu'il est prêt à le faire dès que possible, à la convenance des groupes autochtones.

Brad Wall dit en avoir parlé récemment avec la Fédération des nations autochtones souveraines (FSIN) de la Saskatchewan ainsi qu'avec le nouveau chef de la Nation métisse de la Saskatchewan.

Il affirme laisser le choix à la FSIN pour fixer la date et le lieu où il présentera ces excuses.

Des excuses en terres autochtones

La FSIN confirme s'être entendue avec le premier ministre pour que ces excuses aient lieu, mais en terre autochtone. Son chef, Bobby Cameron, affirme que cela doit avoir lieu à un endroit significatif, parce que le processus de guérison n'est pas fini, dit-il.

Selon M. Cameron, ces excuses formelles ne se sont pas encore concrétisées en raison des conflits d'horaires et de conflits internes à la Nation métisse de la Saskatchewan.

Il a bon espoir qu'elles se tiendront avant que le premier ministre ne quitte ses fonctions.

Brad Wall s'attend à ce que le congrès qui élira le nouveau chef du Parti saskatchewanais se déroule au mois de janvier, laissant ainsi aux groupes autochtones plusieurs mois pour s'entendre sur une date et un lieu.

Brad Wall avait promis ces excuses après que le Manitoba eut présenté ses excuses officielles aux victimes, en 2015.

En janvier, le Nouveau Parti démocratique lui avait demandé de respecter la promesse, l'accusant de trouver des excuses pour ne pas faire le suivi.

Dans les années 60 et 70, environ 20 000 enfants autochtones ont été retirés de leur famille pour être adoptés par des familles blanches ailleurs au Canada, aux États-Unis et même en Europe.

La Nation métisse de la Saskatchewan n'a pas voulu commenter le dossier.

Avec les informations d'Anouk Lebel

 

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