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Un salon offre un détatouage gratuit aux ex-membres de gangs de rue

Della Steinke efface les tatouages d'un ancien membre de gang criminel à l'aide d'un laser.

Della Steinke, propriétaire du salon Good & Bad Ink, à Winnipeg, efface les tatouages d'un ancien membre de gang criminel.

Photo : Radio-Canada / John Einarson

Radio-Canada

Une Winnipégoise offre aux anciens membres de gangs de rue des services de détatouage gratuits afin de les aider à effacer une partie de leur passé et à s'ouvrir la voie vers une nouvelle vie.

La propriétaire de Good & Bad Ink, Della Steinke, explique que l’idée de venir en aide aux anciens membres de gangs de rue lui est venue l’année dernière, quand elle travaillait dans une maison de transition.

« Le premier jour de sa libération, un des hommes [qui habitaient la maison] a été attaqué. Il a quitté la maison, et en moins de 10 minutes, on l’a agressé, se rappelle-t-elle. Alors je lui ai offert sur-le-champ de lui enlever ses tatouages de gang au laser. »

Au cours de son travail à la maison de transition, Mme Steinke a observé que les tatouages représentaient de vrais obstacles dans la vie de cds hommes.

L’un des plus gros problèmes qu’ils ont, avec tous leurs tatouages, c’est que ça leur est presque impossible de trouver un emploi. Et quand ils vont chercher un appartement, les gens leur jettent un coup d’œil et referment la porte.

Della Steinke, propriétaire, Good & Bad Ink

L’entrepreneure s’allie au regroupement winnipégois Gang Action Interagency Network (GAIN) afin de faire connaître son service.

Tout service de détatouage pour un ancien membre de gang criminel, ou pour un membre qui souhaite sortir d’un gang, est gratuit. Della Steinke compense le coût des détatouages au laser avec l’argent gagné grâce aux autres services offerts par son salon.

La coordonnatrice de GAIN, Robyn Dryden, affirme que le service prodigué par Mme Steinke est tout à fait unique en son genre à Winnipeg.

« Je pense que cela ouvrira la voie à plusieurs personnes afin d’effectuer des changements positifs dans leur vie », dit-elle.

Bien qu’il n’y ait pas de statistiques officielles sur le nombre total de personnes qui font partie d’un gang au Manitoba, Mme Dryden indique qu’actuellement, de 1400 à 1500 jeunes sont membres de plus de 30 groupes dans la province.

Avec des informations de Jillian Taylor, CBC News

Manitoba

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