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Le 12 août est-il LA journée pour acheter un livre québécois?

L'affiche de Mika pour l'événement Le 12 août, j'achète un livre québécois

L'affiche de Mika pour l'événement Le 12 août, j'achète un livre québécois

Photo : Mika

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Lancée il y a quatre ans, l'événement Le 12 août, j'achète un livre québécois est maintenant devenu récurrent partout au Québec. Les libraires ont sauté à pieds joints dans cette initiative qui leur procure un Noël en plein été.

L'idée vient des auteurs Patrice Cazeault et Amélie Dubé. Elle est reprise chaque année depuis. En 2015, les organisateurs avaient même été approchés par le ministère de la Culture et des Communications du Québec, mais avaient refusé (Nouvelle fenêtre). « Nous ne sommes associés à personne ni à aucune organisation, car le problème quand on s'allie à de grosses machines, c'est qu'on porte leur lourdeur. Ce qui fait que ça marche, c'est que ça reste simple. S'il y a des décisions à prendre, elles viennent de Patrice et de moi. Nous n'avons de comptes à rendre à personne », expliquait Amélie Dubé à l'époque.

Le principe est le même d'année en année. Aucun critère ni contrainte ne sont indiqués sur la page Facebook de l'événement (Nouvelle fenêtre). On demande seulement aux lecteurs de publier un égoportrait pris avec le livre acheté ou un bon de commande. Cependant, l’événement semble attirer moins de personnes cette année. En 2015, plus de 12 000 personnes avaient indiqué leur participation sur Facebook. Cette année, moins de 2000 personnes ont signifié leur intérêt. « C'est la simplicité qui a fait le succès de l'événement. Nous aimons cela.
À l'époque où l'on vit, la simplicité est très rare et est d'autant plus appréciée », soutient Amélie Dubé.

« Je pense que c'est dispersé. Et le 12 août est devenu un événement qui grandit et qui devient la fête du livre. Pas juste un événement Facebook. Nous sommes fiers de voir comment l'événement évolue. Les libraires ont repris le flambeau avec brio »

— Une citation de  Amélie Dubé

Hausse marquée des ventes

En 2015, cette journée du 12 août avait engendré une hausse de 223 % des ventes de livres québécois. En 2016, les ventes de livres québécois, tous genres confondus, avaient connu une hausse globale cette journée-là de 102 %, selon les chiffres de la firme Gaspard.

Ce sont les romans québécois qui avaient profité le plus de cet événement avec une hausse de 172 % des ventes.

Anaïs Barbeau-LavaletteAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Anaïs Barbeau-Lavalette

Photo : Radio-Canada / Marie-Eve Potvin

Les 10 livres les plus vendus le 12 août 2016 dans la catégorie littérature (classement de la firme Gaspard)

  1. La femme qui fuit, d'Anaïs Barbeau-Lavalette, Marchand de feuilles
  2. Les maisons, de Fanny Britt, Cheval d'août
  3. Vi, de Kim Thúy, Libre Expression
  4. La bête à sa mère, de David Goudreault, Stanké
  5. Vrai ou faux, de Chrystine Brouillet, Druide
  6. La déesse des mouches à feu, de Geneviève Pettersen, Le Quartanier
  7. Naufrage, de Biz, Leméac
  8. La bête et sa cage, de David Goudreault, Stanké
  9. Volkswagen blues, de Jacques Poulin, Léméac
  10. L'orangeraie, de Larry Tremblay, Alto

Un événement essentiel pour les ventes?

Est-ce que la journée du 12 août a provoqué un engouement pour le livre québécois? Difficile de répondre à la question, mais en 2016, le marché du livre québécois a connu une bonne année, en particulier le secteur du livre jeunesse, qui a connu une hausse des recettes de 12,4 % par rapport à 2015, selon le bilan annuel de la firme Gaspard.

« Les premières années, je pense que [l'effet sur les ventes se faisait plus sentir] cette journée, mais l'effet sur le long terme est positif et s'étend bien sur le reste de l'année. Les gens sont contents de découvrir des auteurs nouveaux le 12 août et sont plus enclins à poursuivre l'expérience le reste de l'année. », pense Amélie Dubé, et ce même si les gens achètent surtout des auteurs qu'ils connaissent. « L'important c'est la découverte. L'attrait du nouveau », ajoute l'auteure.

Un kiosque de livres québécois préparé par un libraireAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Un kiosque de livres québécois préparé par un libraire

Photo : Radio-Canada / Émilie Parent-Bouchard


Les ventes générales de livres ont connu une augmentation de 4,9 % au Québec, mais la catégorie jeunesse est celle qui a enregistré les ventes les plus importantes.

Par ailleurs, les livres québécois ont connu une hausse des ventes de 7,3 % par rapport à 2015. « Un tel résultat n’a jamais été observé jusqu’ici dans nos cinq bilans Gaspard », souligne-t-on dans le rapport.

L’embarras du choix

Les listes de suggestions de livres québécois se multiplient. Sur le site Les libraires (Nouvelle fenêtre), plusieurs librairies indépendantes proposent des livres québécois selon plusieurs thèmes : 12 livres québécois contemporains dont l'action se déroule à Montréal ou 12 livres québécois qui présentent des femmes qui s’affirment.

Pour marque l'événement du 12 août, l'animatrice de l'émission Lire, Claudia Larochelle, a distribué des livres d'auteurs québécois dans les rues de Montréal.

 

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