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Festival du patrimoine : un franc succès multiculturel à Edmonton

Jean-Marie Yambayamba avec un carnet

Jean-Marie Yambayamba

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le Festival du patrimoine d'Edmonton, aussi appelé Servus Heritage Festival, est celui que je n'ai pas raté une seule fois depuis mon arrivée à Edmonton. Cette année, j'ai failli rompre cette habitude, surtout à cause de la pluie samedi et lundi, et aussi de deux événements privés samedi et dimanche. Mais le ciel s'est dégagé dans l'après-midi, lundi. Et avec ma famille, j'ai filé au parc Hawrelak dans le secteur de la vallée de la rivière ...

Même si c'étaient les dernières heures du festival, les visiteurs étaient nombreux et l'ambiance restait fiévreuse. Avec les autobus du transport en commun et des policiers en grand nombre, le parc débordait d'activité. Je ne pouvais m'empêcher de penser que c'était vraiment l'un de ces événements où on voit les policiers et les chauffeurs d'autobus plus occupés que jamais.

Musique, danse, nourriture, foule grouillante : tout était encore là pour agrémenter ma ronde tardive des pavillons installés sur la vaste étendue du parc. J'ai entendu parler des nouveautés, par exemple, des pavillons libérien, albanais et syrien (Nouvelle fenêtre), mais j'ai retrouvé la même atmosphère « bon enfant », le même sentiment de liberté et de partage qui m'attirent chaque année à cette belle célébration des mille visages de la culture canadienne... Bien entendu, cet été, la fête du 150e anniversaire de la Confédération canadienne pourrait avoir joué un rôle dans l'intérêt pour le festival ...

Ma visite en famille, au Festival du patrimoine d'Edmonton, lundi, 7 août 2017Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Ma visite en famille, au Festival du patrimoine d'Edmonton, lundi, 7 août 2017

Photo : Adel Mwika

Bravo aux bénévoles

À un pavillon, je n'ai pu m'empêcher de féliciter un bénévole : « Ça va tellement bien ». Sa réponse ne s'est pas fait attendre. « Oui! Mais nous sommes un peu crevés. Pendant ces trois jours, notre travail commence à 4 h pour finir à minuit et recommencer. Avant cela, nous avons passé quelques jours d'intenses efforts pour préparer le début du festival ». N'empêche, son visage fatigué avait aussi quelque chose qui évoquait à mes yeux un sentiment de bonheur profond ...

Alors que tout prenait fin, j'ai suivi quelques discours de remerciement livrés devant certains pavillons. J'entendais des remerciements aux bénévoles, aux autorités municipales, aux entreprises qui continuent de rendre possible cette fête multiculturelle annuelle dans la capitale albertaine ...

Des chiffres records

Mardi matin, j'ai lu dans les médias les premières estimations de la fréquentation du festival. Cette année encore, le record d'affluence en une seule journée établi en 2013, a été battu dimanche avec plus de 350 000 entrées et c'est mieux que le record de 300 000 visites de 2014, et surtout, mieux que les 300 000 pour les trois jours du festival en 2016 (Nouvelle fenêtre).

Au total, plus de 70 pavillons représentant les cultures de plus de 100 pays ont attiré un nombre record de visiteurs estimé à près d'un demi-million. « Tout s'est très bien passé, la participation a été nombreuse et il n'y a eu aucun incident. Alors nous en sommes très heureux », m'a expliqué Deborah Frost, directrice de marketing du festival.

Un énorme succès pour les organisateurs de l'événement qui a maintenant 42 ans. « Pourquoi alors ne pas l'étaler sur une semaine? » ai-je demandé à Deborah Frost. « Nous serions très fatigués », m'a-t-elle répondu avant que tous les deux, nous n'éclations de rire. Puis elle s'est reprise, plus sérieusement.

Tenir le festival sur plus de trois jours, c'est quelque chose à prendre à considération, vous savez. La suggestion est intéressante

Une citation de : Deborah Frost, directrice de marketing, Festival du patrimoine d'Edmonton

Casse-tête de la circulation

Gary Lamont, superviseur général des services spéciaux à la Société des transports d’Edmonton, m’a expliqué que les visiteurs ont dû surveiller la météo pour se déplacer. « Quand les gens se sont aperçus que dimanche allait être une belle journée, ils ont décidé d’affluer au festival ce jour-là, plutôt que la veille et le lendemain où la météo prévoyait de la pluie. (...) Nous étions alors extrêmement occupés. »

Ce jour-là, ETS a mobilisé 321 autobus sur treize itinéraires; il y en avait 260 sur la route pendant la période la plus achalandée de la journée.

Nous en sommes arrivés à un point où faire sortir davantage d’autobus n’aurait fait qu’amplifier la congestion

Une citation de : Gary Lamont, Société des transports d'Edmonton

Gary Lamont déplore qu’il n’y ait qu’un seul accès au parc qui reste, selon lui, un site magnifique pour le festival. Les policiers et les inspecteurs d’ETS ont par conséquent dû faire un travail énorme pour diriger la circulation et assurer la sécurité, à cet endroit où les autobus devaient composer avec des piétons, des cyclistes et des automobilistes qui venaient déposer des visiteurs.

Améliorer l'expérience

Mais il faut attendre que la poussière retombe pour faire le point. « Nous rencontrerons tous les pavillons pour parler de leur expérience et entendre les recommandations qu'ils pourraient avoir. Nous rencontrerons aussi les autorités municipales, la Société de transport en commun et tous nos fournisseurs pour explorer quoi faire afin de rendre l'expérience encore meilleure, comme le festival continue de grossir », explique Deborah Frost.

En terminant, elle m'a confié que l'administration envisage d'étendre la « composante vélo » pour encourager les visiteurs à venir au festival à bicyclette. Le parc a assez d'espace pour élargir les sites où les vélos seraient gardés en sécurité.

De son côté, Gary Lamont m'a assuré qu'il fera des suggestions sur l'organisation des transports lors d'une réunion qui réunira tous les services municipaux à la fin de ce mois.

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