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La saga de la maison St-Pierre se poursuit à Lakeshore

On voit la maison brune, blanche et grise derrière un arbre, ensoleillée.
La maison St-Pierre de Maidstone a appartenu à des familles francophones depuis 1856 et peut-être même avant. Photo: Radio-Canada / Édith Drouin
Radio-Canada

Lakeshore refuse de participer à un plan de sauvetage d'une maison du patrimoine franco-ontarien, mais laisse en revanche entendre qu'elle pourrait s'opposer à sa démolition.

Après des mois d’hésitations, le conseil municipal de Lakeshore a refusé mardi de fournir un terrain pour y déménager la maison ancestrale.

Parmi les raisons évoquées figure un soutien insuffisant au sein de la communauté, des coûts trop élevés, et le peu de succès des campagnes de collecte de dons menées par le passé.

La proposition figurait dans un plan de sauvetage élaboré par un regroupement de citoyens dont fait partie la propriétaire de la maison St-Pierre, Elizabeth McInnes St-Pierre, en partenariat avec l’organisme à but non lucratif Voyageurs Métis.

Leur objectif était de déménager la maison sur un terrain municipal afin d’en faire un musée, puisque l’actuelle propriétaire se dit désormais incapable d’assumer les coûts d’entretien de la résidence décrépie.

Elizabeth McInnes St-Pierre est déçue. « Ça fait 11 ans qu'on travaille pour essayer de la conserver et on n'a pas eu d'aide [...] Ce conseil a démontré plusieurs fois qu'il n'était pas intéressé par la culture, les arts et le patrimoine, surtout des francophones. »

La dernière rencontre du conseil municipal au cours de laquelle il avait été question de la maison St-Pierre s’était déroulée dans la confusion, plusieurs conseillers municipaux n’ayant manifestement pas pris connaissance des détails du plan de sauvetage qui se trouvait devant eux.

Les conseillers étaient partagés : si certains clamaient qu’il était primordial de sauvegarder cet élément du patrimoine francophone de la région, d’autres se demandaient carrément si quiconque se donnerait la peine de visiter un éventuel musée sur l’histoire de la maison St-Pierre.

Des signaux contradictoires

Suzanne Allison fait partie du regroupement de résidents qui tentent depuis plusieurs années de sauver la maison St-Pierre.

Selon elle, la Ville envoie des signaux contradictoires en refusant de préserver la demeure patrimoniale tout en laissant entendre que sa propriétaire ne pourra pas la détruire.

Le conseil municipal a décidé de faire parvenir à Elizabeth McInnes St-Pierre une lettre l’informant que la maison fait partie d’une liste des édifices patrimoniaux de la municipalité et qu’elle est tenue d’avertir la Ville 60 jours à l’avance si elle a l’intention de la démolir.

Il est également spécifié qu’à la réception d'un tel avis, la municipalité pourrait décider de désigner officiellement la maison St-Pierre comme un lieu patrimonial, ce qui aurait pour effet de rendre son éventuelle destruction conditionnelle à une évaluation plus poussée de la part de la Ville.

Windsor

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