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Trafic sexuel : un robot conversationnel pour cibler les acheteurs en ligne

Une photo sombre montrant le clavier d'un ordinateur portable avec la main d'un homme posée dessus. On peut deviner que l'homme regarde de la pornographie sur l'écran.

Le robot peut converser de façon autonome avec un acheteur potentiel.

Photo : iStock

Radio-Canada

Nouvel allié dans la lutte contre le trafic humain, un robot conversationnel conçu par des employés de Microsoft dans leurs temps libres cible des acheteurs de services sexuels sur Internet. Et le message envoyé a de quoi refroidir les ardeurs des clients potentiels.

Ces clients potentiels sont trouvés à l’aide de fausses annonces publiées sur Internet et contenant un numéro de téléphone connecté au robot. Le robot conversationnel se sert de messages textes pour discuter de façon autonome avec ces personnes au sujet de services sexuels.

Lorsqu’une personne mord à l’hameçon, le robot est en mesure de jouer le rôle d’un travailleur ou d’une travailleuse du sexe et de donner des détails sur lui-même comme son âge et ses caractéristiques physiques. Ces informations peuvent différer d’une conversation à l’autre, suivant les réponses du client.

La discussion change toutefois du tout au tout dès que l’acheteur semble prêt à payer pour obtenir des services sexuels. Le robot lui envoie alors un avertissement contextuel destiné à le sensibiliser à le décourager de suivre cette voie.

« Acheter des services sexuels de n’importe qui est illégal et peut causer de sérieux torts à long terme à la victime, en plus d’empirer le cycle du trafic d’êtres humains, indique l’un des messages. Les détails de cet incident seront examinés et vous pourriez être contacté par les forces de l’ordre pour un interrogatoire. »

Le robot, créé par un groupe d’employés de Microsoft pour un programme mené par des organismes sans but lucratif, a déjà porté ses fruits. Près de 1000 personnes ont déjà interagi avec le robot, et environ la moitié a reçu un avertissement. Ces résultats sont encourageants, selon la directrice de la Chaire de recherche sur les interventions liées au trafic sexuel de l’Université de l’Arizona. « Il n’y a pas assez de détectives dans le monde pour combattre ce marché illicite », explique-t-elle.

Avec les informations de Wired

Crimes et délits

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