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L’ONU dénonce un « usage excessif de la force » au Venezuela

Deux policiers tentent de maîtriser un manifestant, à Caracas le 27 juillet 2017

Pour évaluer les violences au Venezuela, l'ONU a interviewé à distance quelque 135 victimes et leur famille, ainsi que des témoins, des journalistes, des avocats, des médecins, et des membres du Bureau de la procureure générale.

Photo : Reuters / Ueslei Marcelino

Radio-Canada

Les forces de sécurité vénézuéliennes ont recouru à « une force excessive » contre les manifestants antigouvernementaux et ont causé la mort d'au moins 46 personnes, a dénoncé mardi le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme (HCDH).

« Depuis le début des manifestations en avril, on constate une tendance évidente à l’usage excessif de la force à l’encontre des manifestants, a déclaré le haut-commissaire Zeid Ra’ad Al Hussein dans un communiqué.

Plusieurs milliers de personnes ont été placées en détention arbitraire, beaucoup auraient été victimes de mauvais traitements et même de torture.

Zeid Ra’ad Al Hussein, Haut-Commissaire aux droits de l’Homme

Après 135 entrevues réalisées à distance depuis le Panama, l’équipe de spécialistes des droits de l’homme estime que les forces de l’ordre sont responsables de 46 des 124 décès survenus lors de manifestations. Elle attribue le décès de 27 autres personnes aux « collectivos », des groupes armés progouvernementaux qui circulent à moto.

Plus de 5051 personnes ont été placées en détention arbitraire entre le début des manifestations de masse, le 1er avril, et le 31 juillet, indique le haut-commissaire, se basant sur des estimations fiables. Environ 1000 personnes seraient encore détenues.

Des « traitements cruels, inhumains ou dégradants à l’encontre de ces détenus par les forces de l’ordre, s’apparentant dans certains cas à des actes de torture », ont été constatés, ajoute le communiqué. Décharges électriques, suspension par les poignets, asphyxie par le gaz, menaces de mort en sont quelques exemples.

« Ces violations se produisent alors même que s’effondre l’État de droit au Venezuela, dans un climat d’attaques constantes du gouvernement contre l’Assemblée nationale et la procureure générale du pays, a dénoncé M. Zeid. Il a de plus exhorté Caracas à arrêter sans délai tout recours à la force excessive.

L'Assemblée constituante du Venezuela a d'ailleurs décidé samedi de remplacer la procureure générale Luisa Ortega Diaz par un partisan du gouvernement de Nicolas Maduro.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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