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« Il n'y a pas de crise » des réfugiés au Canada, selon les Nations unies

Des demandeurs d'asile à la frontière canado-américaine

Des demandeurs d'asile à la frontière canado-américaine

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le représentant du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés à Ottawa affirme que le Canada fait tout le nécessaire pour accueillir les 250 demandeurs d'asile quotidien en provenance des États-Unis.

En entrevue à Radio-Canada, Jean-Nicolas Beuze estime que le Canada peut amplement faire face à la situation. Le nombre d'Haïtiens qui continuent à affluer à la frontière canadienne n'a pas surpris le Haut-Commissariat et, même s'il s'agit d'un nombre important, cela « reste tout à fait gérable », selon lui.

« Mon message à la population québécoise et canadienne est qu'il ne s'agit pas d'une crise. C'est quelque chose de tout à fait gérable et c'est bien géré. Je crois qu'il faut relativiser, ce n'est pas une crise à laquelle le Canada ne peut pas faire face, bien au contraire », a soutenu M. Beuze.

Le Haut-Commissariat des Nations unies craint que des rumeurs continuent à être diffusées relativement à la présumée facilité d'obtention d'un statut de réfugié au Canada comparativement à d'autres pays. À titre comparatif, 52 % des Haïtiens qui ont déposé en 2016 une demande pour avoir le statut de réfugié ont été acceptés au Canada, alors que 48 % ont été reconnus comme réfugiés aux États-Unis.

Jean-Nicolas Beuze
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Jean-Nicolas Beuze

Photo : Radio-Canada

Dans les derniers mois, les Nations unies se sont rendues à plusieurs endroits à la frontière canado-américaine pour voir le travail accompli.

« Nous avons remarqué que les conditions étaient les meilleures possible, que les gens étaient accueillis chaleureusement et qu'ils avaient accès aux procédures d'asile au Canada », a déclaré le représentant du Haut-Commissariat.

Ottawa veut participer à l'effort

Michel-Ange Hyppolite.
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Michel-Ange Hyppolite.

Photo : Radio-Canada / Estelle Côté-Sroka

L'aide pour les demandeurs d'asile haïtiens en provenance des États-Unis continue de s'organiser à Montréal, où plus de 1500 migrants sont hébergés temporairement à plus d'une dizaine d'endroits. Pendant ce temps, la communauté haïtienne de la région d'Ottawa espère, elle aussi, pouvoir leur venir en aide.

Le Forum d'entraide et de solidarité des Haïtiens d'Ottawa-Gatineau demande aux municipalités d'emboîter le pas à Montréal et de s'impliquer en offrant notamment de la nourriture et un toit aux nouveaux venus.

« On s'attend à ce que le maire fasse sa part, autant du côté d'Ottawa que de Gatineau », a déclaré le coordonnateur du Forum, Michel-Ange Hyppolite.

Mais il risque d'être difficile pour ces municipalités d'accueillir des migrants. Il y a quelques années, le gouvernement de Stephen Harper a éliminé le bureau de la Commission du statut de réfugié qui se trouvait dans la région de la capitale nationale.

Depuis, il est presque impossible pour les demandeurs d'asile de mener à terme leurs démarches dans une autre ville que Montréal, Toronto ou Vancouver.

« On est là vraiment pour pousser le gouvernement à s'investir un peu plus, et espérons qu'un jour ils vont rouvrir le bureau à Ottawa aussi », a déclaré le directeur de l'organisme Accueil-Parrainage Outaouais, Bato Redzovic.

Avec les informations d'Estelle Côté-Sroka

 

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