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Feu vert conditionnel pour un vaste projet au Technopôle Angus

Un aperçu du projet de développement de l'îlot Angus
Un aperçu du projet de développement de l'îlot Angus Photo: Société de développement Angus
Radio-Canada

L'Office de consultation publique de Montréal (OCPM) a approuvé sous condition, lundi, le projet de développement d'un « nouveau quartier » sur l'îlot central du Technopôle Angus, dans l'est de Montréal.

Dans son rapport publié à la suite des consultations tenues ce printemps, l'organisme voit ainsi d'un très bon oeil le projet de développement résidentiel et commercial de ce secteur des anciennes usines Angus, dans le sud-ouest de l'arrondissement Rosemont-La Petite-Patrie.

Il ne s'agit toutefois pas d'un chèque en blanc offert par l'OCPM à la Société de développement Angus (SDA); l'organisme suggère ainsi de tenir compte des nombreux commentaires des habitants du quartier qui craignent entre autres une détérioration de leur qualité de vie face au possible afflux de 1500 nouveaux travailleurs.

Désireuse d'exploiter un terrain vacant d'une superficie de près de 37 000 mètres carrés, la SDA envisage la construction de 15 bâtiments de quatre à six étages. Ces constructions, d'une hauteur maximale de 20 mètres, seraient installées autour d'une rue piétonne centrale, lit-on dans un communiqué transmis par l'OCPM.

La SDA prévoit également l'ajout de 400 logements, dont une proportion de 20 % serait consacrée à des logements communautaires ou sociaux. Les 80 % de logements restants seraient classés comme abordables.

Deux places publiques et un espace vert central sont aussi prévus, ainsi que 540 places de stationnement en sous-sol. De ce nombre, quelque 3 % seraient réservées à l'autopartage.

Ambitions vertes

Dans le cadre de son plan de développement, la SDA vise à respecter une série de normes environnementales :

  • Orientation des bâtiments visant à optimiser la ventilation et l'éclairage naturels;
  • Construction d’une enveloppe des bâtiments à haute efficacité énergétique;
  • Optimisation des heures d'opération des bâtiments pour permettre le partage de sources d'énergie;
  • Mise en oeuvre de mesures préférentielles pour les véhicules électriques et partagés;
  • Conception d'un système de captation et de prétraitement, sur place, des eaux de pluie et eaux grises afin de réduire les rejets à l'égout et la consommation d'eau potable.

Le promoteur envisage par ailleurs de fournir des « passeports mobilité » aux futurs occupants. Ces passeports combinent divers titres de transport collectif ou alternatif (STM, Bixi et Communauto), titres qui sont valides pendant une période d'un an.

On réfléchit, enfin, à la construction d'une école pour concrétiser une vision dite d'un « quartier complet ». La SDA n'a cependant pas encore entrepris de démarches auprès de la Commission scolaire de Montréal en ce sens, mentionne le rapport de l'OCPM.

La SDA prévoit des travaux en quatre phases, pour une durée de 4 à 10 ans.

Oui, mais...

S'il donne son accord au projet, l'OCPM suggère toutefois quelques changements qui seront intégrés dans un nouveau projet de règlement d'urbanisme.

Réduction des eaux usées rejetées à l'égout, élargissement des trottoirs bordant les lieux, installation de bornes électriques destinées à 2 % des places de stationnement, facilité de remise des titres de transport collectif aux occupants... Autant de propositions qui accompagneraient la dérogation accordée à la SDA pour lancer son projet de développement immobilier.

Ces recommandations permettront de répondre aux enjeux sensibles soulevés durant la consultation, d'améliorer la qualité de vie de l'ensemble du secteur et d'accroître l'acceptabilité du projet.

Office de consultation publique de Montréal

Pour certains résidents des environs, ces suggestions de modifications du projet demeurent insuffisantes. On dit craindre la perte des vues sur le mont Royal, les problèmes de stationnement provoqués par l'afflux de nouveaux habitants, la surfréquentation du parc Jean-Duceppe voisin, la dévaluation des propriétés, voire l'exode vers la banlieue des familles vivant déjà dans le quartier.

Plus de 410 personnes ont assisté aux séances de consultation.

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