•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Incarner son idole au festival d'anime Otakuthon

Chargement de l’image

De nombreux admirateurs ont photographié les « costumédiens » les plus sophistiqués durant l'Otakuthon au Palais des congrès de Montréal.

Photo : Radio-Canada / Pascale Fontaine

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Inspirés par Zelda, Gundam ou Lady Oscar, des milliers d'amateurs de mangas et de jeux vidéo se sont réunis au Palais des congrès de Montréal en fin de semaine pour une nouvelle édition du festival d'anime Otakuthon. Plusieurs se sont glissés dans la peau de leur personnage préféré, moyennant de nombreuses heures de bricolage. Nous leur avons demandé pourquoi ils avaient choisi de les incarner.

Un texte de Pascale Fontaine

Chargement de l’image
Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Tout comme son personnage, Jérémie Lambert fait un peu de parkour.

Photo : Radio-Canada / Pascale Fontaine

Jérémie Lambert, de Magog
Arno Victor Dorian, du jeu vidéo Assassin’s Creed

« J’adore sa façon sarcastique d'agir avec les autres. Il fait à sa tête, selon ce qu’il considère juste. »


Chargement de l’image
Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Pour s’habituer à ses échasses, Vincent Gratton utilise son immense épée comme appui.

Photo : Radio-Canada / Pascale Fontaine

Vincent Gratton, de Sainte-Anne-des-Plaines
Pyramid Head, du film d’horreur et jeu vidéo Silent Hill

« J’aime le fait que le personnage soit masqué, qu’il soit très grand et qu’il suscite la peur. Quand tu te déplaces, tout le monde se tasse, étonné. C’est toujours très drôle. »


Chargement de l’image
Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Depuis leur victoire au World Cosplay Summit en 2015, les deux coéquipiers mexicains sont invités à de nombreux congrès partout dans le monde. « Nous sommes très chanceux de pouvoir vivre de notre passion », dit Shema Arroyo.

Photo : Radio-Canada / Pascale Fontaine

Shema Arroyo, du Mexique
Sinbad, de la série japonaise Magi

« Il y a tellement d’histoire derrière ce personnage. Il a conquis beaucoup de magie dans le monde et est devenu le conquérant des sept mers. J’ai préparé ce costume, juste pour le tapis rouge de la compétition. »

Juan Carlos, du Mexique
Skull Kid, du jeu vidéo Zelda: Majora’s Mask

« Nous avons gagné le championnat du World Cosplay Summit 2015 avec ce costume. Il sort de notre jeu vidéo préféré, au Nintendo 64. Il est formidable, à la fois sombre et profond. Il a aussi des racines mexicaines, avec toute une relation avec la mort. »


Chargement de l’image
Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les deux cosplayers se sont liés d’amitié en reconnaissant leurs personnages issus du même jeu vidéo.

Photo : Radio-Canada / Pascale Fontaine

Marc-Olivier Blouin, de Sorel-Tracy
Le voleur de banque Dallas, dans le jeu Payday 2

« Il contrôle tout. C’est le cerveau des opérations. Et dans ma gang d’amis, je suis aussi le leader. » Ses amis opinent vigoureusement du bonnet.

Alexandre Arsenault-Tavares, de Saint-Hubert
Jacket, dans les jeux PayDay 2 et Hotline Miami

« Il est assez mystérieux. Il ne parle pas. Quand il porte un masque d’animal [durant les cambriolages], il ne sent pas qu’il commet un crime. C’est plutôt l’animal qui devient le criminel. »


Chargement de l’image
Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

C’est la première fois que Daphné Gagné (à gauche) revêtait son costume, confectionné avec beaucoup de soin.

Photo : Radio-Canada / Pascale Fontaine

Daphné Gagné, de Laval
Yukari Yakumo, de la série d'animation Touhou Project

« J’ai toujours aimé sa grande robe et c’était un défi de la faire. C’est un personnage mystérieux et très puissant. »

Tran, de Laval
Izuku Midoriya, du manga My Hero Academia

« C’est un petit garçon qui n’a pas de pouvoir au début de l’histoire, mais il s’en fait transférer un pour devenir un héros. Il s’entraîne lui-même et apprend beaucoup de ses erreurs. »


Chargement de l’image
Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Francis Roy a passé plus de 400 heures à confectionner les nombreuses pièces qui composent son costume. Son géant illuminé mesure environ 2 mètres.

Photo : Radio-Canada / Pascale Fontaine

Francis Roy, de Varennes
GN-0000/7S 00 Gundam Seven Sword, de la série japonaise Gundam

« Il est très grand [50 mètres] et gros. Et j’aime beaucoup les mechas [personnages munis d’une armure robotisée]. »

Francis Roy a passé plus de 400 heures à confectionner les nombreuses pièces qui composent son costume. Son géant illuminé mesure environ deux mètres.


Chargement de l’image
Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

En plus de fabriquer leurs costumes, Henry, Christina et Jonathan se déguisent chaque jour de l’Otakuthon.

Photo : Radio-Canada / Pascale Fontaine

Henry, de Montréal
Lux, du jeu vidéo Star Guardian

« Elle est super adorable et le rose est ma couleur préférée. C’est juste formidable de se balader avec ce bâton. C’est le premier personnage féminin que j’interprète. »


Chargement de l’image
Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Élise a mis six mois pour confectionner son tout premier costume, tandis que Sylvain a opté pour des atours beaucoup plus faciles à réaliser.

Photo : Radio-Canada / Pascale Fontaine

Élise, de Montréal
Tira, du jeu vidéo Soul Calibur

« C’est le seul personnage avec lequel je suis capable de jouer [rires]. C’est un jeu de combat assez compliqué et chaque personnage a des boutons spéciaux. J’ai adopté celui-ci. Je ne suis pas la meilleure, mais je m’amuse. »

Sylvain Trottier, ancien organisateur de l’Otakuthon à Montréal
Interprétation libre du personnage principal du jeu Myst (1993)

« C’est un univers steampunk [univers entre la science-fiction et le 19e siècle], donc je me suis permis de me costumer comme ça. On n’a aucune idée à quoi ressemble ce personnage puisqu’il s’agit en fait du joueur. Je me suis fait plaisir! »


Chargement de l’image
Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Cosplayer d’expérience, Élisa (à gauche) prend la pose avec deux autres personnages des jeux Zelda.

Photo : Radio-Canada / Pascale Fontaine

Élisa, de Québec
Le joyeux vendeur de masques, dans le jeu vidéo Zelda : Majora’s Mask

« J’ai joué au jeu quand j’étais jeune. Ça m’avait marqué, ce défi de récolter tous les masques. [...] C’est un costume que j’ai porté pour une compétition. J’ai vraiment poussé différentes techniques, dont le papier mâché et le moulage de plastique. »

Note linguistique : L’Office québécois de la langue française propose le terme « costumade » pour traduire cosplay. Le terme ne fait toutefois pas l’unanimité parmi les adeptes de cosplay.


Chargement de l’image
Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Azumee (à droite) et Malaya (à gauche) ont voyagé depuis les États-Unis pour participer à l'Otakuthon.

Photo : Radio-Canada / Pascale Fontaine

Jake
Pharaoh Atem, de la série japonaise Yu-Gi-Oh!

« J’aime vraiment son style avec toutes les couleurs. Yu-Gi-Oh! fait partie de mon enfance, donc je suis vraiment heureuse d’incarner ce personnage. »

Azumii, de Boston
Seto Kaiba, de la série japonaise Yu-Gi-Oh!

« C’est mon personnage préféré à vie. C’est un mauvais garçon qui a de la classe et beaucoup d’argent. Incarner un personnage masculin est une première pour moi. »

Malaya Dane, de Virginie
Bakura, de la série japonaise Yu-Gi-Oh!

« J’aime qu’il ait deux alter ego, l’un est super gentil et l’autre est juste fou. »


Chargement de l’image
Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Habitués de l’Otakuthon depuis 10 ans, David et Catherine confectionnent eux-mêmes leurs atours, sans regarder à la dépense ni au temps consacré à la couture.

Photo : Radio-Canada / Pascale Fontaine

David, des Coteaux
Louis XVI, du manga Innocent

« Je suis un grand passionné de la Révolution française. J’aime beaucoup la mode du 18e siècle, avec les grosses robes et les vestons. »

Catherine, de Saint-Jérôme
Oscar, de la série japonaise Rose de Versailles (1972)

« C’est un classique d’enfance pour plusieurs. J’aime vraiment Oscar parce qu’il a un côté masculin et féminin. Ce n’est pas vraiment typique des animes [dessins animés japonais] qu’on voit en général et donc, je trouvais ça intéressant d’un point de vue féministe. Même si le style est très années 70, c’est vraiment bon à écouter en 2017. »


Chargement de l’image
Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

William Villeneuve-Paré n'a pas amené la réplique d'arme à feu de son personnage, craignant qu'elle soit trop réaliste pour l'événement.

Photo : Radio-Canada / Pascale Fontaine

William Villeneuve-Paré, de Granby
Interprétation libre du jeu Army of Two

« J'aime qu’on peut jouer en « coop » [en équipe] et qu'on peut vraiment personnaliser notre avatar, le rendre unique. »

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !