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Le Gîte L'autre porte ne verra pas le jour

Le Gîte L'autre porte avait pour objectif d'aider les femmes de Val-d'Or à se sortir de la prostitution.

Le Gîte L'autre porte avait pour objectif d'aider les femmes de Val-d'Or à se sortir de la prostitution.

Photo : Facebook : Gîte L'autre porte

Radio-Canada

Le Gite l'Autre porte, de Val-d'Or, cesse officiellement ses activités. L'organisme qui avait pour objectif d'aider les femmes à sortir de la prostitution se dissout, quatre ans après sa fondation.

Le manque de ressources humaines et financières a forcé son conseil d'administration à prendre cette décision.

Il y avait des femmes qui avaient besoin de ces services-là.

Une citation de Émilie Mercier-Roy, cofondatrice du Gîte L'autre porte

L'une des cofondatrices du Gîte L'autre porte, Émilie Mercier-Roy affirme que ce choix est difficile. « Particulièrement les femmes qui en avaient besoin, qui avaient espoir de trouver en région les services dont elles avaient besoin. Aujourd'hui, elles apprennent qu'elles vont devoir se tourner vers des plus grandes régions peut-être, pour recevoir des services, se désole-t-elle. Avoir le sentiment d'abandonner ces femmes-là, ça a été une décision difficile pour l'équipe du Gîte L'autre porte ».

« Le plus grand besoin était d'avoir un endroit physique, où les femmes pouvaient venir chercher des services et où elles pouvaient être hébergées à moyen et à long terme », poursuit Émilie Mercier-Roy, qui se désole, par ailleurs, non seulement du manque de financement public pour le projet, mais aussi du manque de soutien d'autres organismes de la région.

Depuis février dernier, le Gîte l'autre porte avait suspendu ses activités pour réfléchir à l'avenir son organisation.

Un portrait de la prostitution en Abitibi-Témiscamingue

En 2015, l'organisme avait dévoilé le premier portrait de la prostitution en Abitibi-Témiscamingue. Le Gite l'autre porte a rencontré 20 femmes vivant de la prostitution pour les fins de sa recherche. Les résultats démontraient que 60 % d'entre elles étaient autochtones. Pour la plupart, elles ne détenaient pas de diplôme d'études secondaires. 72 % des participantes à la recherche avaient vécu une forme d'agression sexuelle lorsqu'elles étaient âgées de moins de 18 ans et 100 % avaient vécu des problèmes de dépendance.

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