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Les défis de la surdité, 25 ans après la fermeture de l'École des sourds de Saskatoon

Le petit garçon Noah de trois ans porte un foulard sur la tête et sourit avec un doigt à la bouche.

À trois ans, le petit Noah commence à parler la langue américaine des signes.

Photo : Radio-Canada / Albert Couillard

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Plus de 25 ans après la fermeture de l'École des sourds de Saskatoon en 1991 et à l'occasion de sa 85e réunion des anciens, plusieurs personnes sourdes et malentendantes reviennent sur les défis liés à ce handicap.

Sarah Vermette fait partie du comité d'organisation de cette réunion. Elle a appris qu'elle était malentendante à l'âge de 10 ans, et peut lire sur les lèvres.

Mme Vermette témoigne de sa joie quand elle a enfin pu parler avec des signes.

Mon coeur a explosé de joie quand j’ai commencé à être capable de m’exprimer sans mots, sans avoir à lutter.

Une citation de : Sarah Vermette

Elle explique que l'attention, maintenant, est surtout portée sur les appareils auditifs, une technologie qui ne fonctionne pas pour tous, dit-elle.

Sarah Vermette répond aux questions de la journaliste, on voit derrière elle une personne qui lit une brochure et une autre qui est en train de discuter avec des personnes qu'on ne voit pas.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Sarah Vermette a appris qu'elle était malentendante à l'âge de dix ans

Photo : Radio-Canada / Albert Couillard

Sonja Van Ee, la mère du petit Noah, âgé de 3 ans, apprend le langage américain des signes avec son fils, parce qu’elle souhaite qu'il puisse s'épanouir dans la langue qui lui est le plus accessible.

Elle dit que, pour l'instant, elle apprend au même rythme que son fils, et qu’elle ne peut lui offrir que ce qu’elle apprend elle-même.

Je pense que c’est important pour mon fils d’apprendre un langage qui lui est accessible.

Une citation de : Sonja Van Ee
Le petit garçon Noah de trois ans porte un foulard sur la tête et sourit avec un doigt à la bouche.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

À trois ans, le petit Noah commence à parler la langue américaine des signes.

Photo : Radio-Canada / Albert Couillard

Une discrimination systémique

L'année dernière, la Commission des droits de la personne de la Saskatchewan a effectué une enquête sur les communautés sourdes et malentendantes de la province et a découvert une discrimination systémique.

À la suite de cela, un comité de travail a été formé pour trouver une solution à certains obstacles auxquels sont confrontées les personnes sourdes ou malentendantes.

De plus, des membres et des groupes de la communauté ont collaboré avec le cabinet juridique McKercher et entreprennent une campagne de lobbying pour résoudre les obstacles relatifs à l'accès au langage.

Avec les informations d'Anouk Lebel

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