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Le français en position stable en Alberta

Un drapeau franco-albertain

Drapeau franco-albertain

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le nombre de francophones et de personnes bilingues a augmenté en Alberta entre 2011 et 2016, selon les dernières données du recensement publiées par Statistique Canada. Toutefois, avec la croissance de la population pendant la même période, le poids des francophones ne s'est pas accru dans la province.

Un texte de Tiphanie Roquette

Le nombre d’Albertains dont le français est la première langue officielle parlée a grimpé de 11,7 % entre 2011 et 2016 pour atteindre 79 685.

Cela ne représentait cependant que 2 % de la population albertaine, la même proportion qu’il y a 5 ans.

 

Le nombre de personnes bilingues a augmenté de 12,4 %. Près de 265 000 Albertains pouvaient parler couramment le français et l’anglais en 2016.

La province dépasse ainsi le Nouveau-Brunswick, note Martin Normand, chercheur postdoctoral à la Chaire de la recherche sur la francophonie et les politiques publiques de l’Université d’Ottawa.

 

De la même manière, à cause de la croissance de la population, le taux de bilinguisme n’a augmenté que de 0,1 %. Selon Statistique Canada, 6,6 % de la population albertaine se déclarait bilingue l’année dernière.

« On le sait, quand vient le temps de déterminer l’ouverture ou la fermeture de bureaux gouvernementaux où s’offrent des services en français, souvent on va y aller avec la proportion plutôt qu’avec le chiffre absolu », a expliqué M. Normand en entrevue à l’émission Le café show. « Ça ramène toutes les préoccupations qu’on entend beaucoup chez les leaders des communautés francophones et acadienne quant à une révision de la Loi sur les langues officielles pour protéger les bureaux justement où sont offerts les services en français à travers le pays. »

Plus de services francophones nécessaires

Le président de l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA), Albert Nolette, croit ainsi que la croissance du nombre de personnes qui connaissent le français est un argument solide pour réclamer plus de services dans la province.

« La politique sur la francophonie de la province de l’Alberta est d’autant plus importante, et nous devons pousser pour la mise en oeuvre de cette politique et l’avancement des services disponibles », insiste M. Nolette.

Il cite notamment des avancées nécessaires pour servir les francophones dans les domaines de la santé et de l’éducation.

Le directeur du Centre d’accueil et d’établissement à Edmonton, Georges Bahaya, appuie cette position. Son centre témoigne d'un flux constant de demandes de francophones pour non seulement s’installer dans la province, mais aussi en matière de recherche d’emploi et de services à la petite enfance.

Maintenir la vitalité de la francophonie

Le président de la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada et ancien président de l’ACFA Jean Johnson croit que l’Alberta a aussi un rôle à jouer pour que les nouveaux venus ne deviennent pas anglophones. Selon M. Johnson, la province attire de nombreux migrants économiques de l’Acadie notamment, mais les organisations francophones s’inquiètent de ne pas pouvoir leur offrir assez de services en français.

C’est une opportunité, mais c’est aussi une responsabilité.

Une citation de : Jean Johnson, président de la FCFA

« Si on n’est pas capable de soutenir ces gens-là, la prochaine génération, lorsqu'elle va repartir, va parler en anglais parce qu'elle n’aura pas la compétence ou la capacité [de parler en français] », affirme M. Johnson.

Ces responsables demandent également plus d’aide du gouvernement fédéral pour atteindre la cible de 5 % d’immigration francophone hors Québec pour maintenir et accroître la vitalité de la francophonie.

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