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Fin du pétrole sur Anticosti : pas de consensus dans la population

Installations de Pétrolia sur l'île d'Anticosti

Installations de Pétrolia sur l'île d'Anticosti

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des résidents d'Anticosti sont divisés à la suite de l'annonce de la fin des travaux d'exploration pétrolière et gazière sur l'île. Certains soulignent que le développement de cette région peut se passer du pétrole alors que d'autres reprochent que le gouvernement n'ait pas attendu la fin de l'exploration avant de prendre une décision.

Un texte d’Alix Villeneuve

La semaine dernière, les élus de la Côte-Nord étaient nombreux à se réjouir que Québec mette officiellement fin à tous les travaux d’exploration sur Anticosti. Cependant, auprès d'une dizaine de citoyens de l'île d'Anticosti joints par téléphone, les opinions sont partagées.

Gilles Lemieux, qui réside à Port-Menier depuis 22 ans, s’inquiète du développement de l'île sans l’apport économique des énergies fossiles. « Est-ce que c’est l’UNESCO puis tout ça [qui va développer l’économie]? Pas sûr, explique-t-il. L’hiver ici, on n’a même plus de restaurant, l’auberge est fermée. Tu n’as pas d’autres choses… »

Un autre citoyen, Gaétan Laprise, souligne qu’il aurait aimé que le gouvernement en ait le cœur net sur le potentiel pétrolier d’Anticosti avant qu’une décision ne soit prise. « J’aurais beaucoup aimé avoir une réponse. Est-ce qu’il y a des réserves de pétrole, oui ou non ? Est-ce qu’elles sont exploitables? », affirme-t-il.

L'île d'AnticostiAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'île d'Anticosti

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Une décision saluée par d’autres

La décision du gouvernement du Québec a aussi été saluée par d’autres citoyens.

Martine Dugas, qui habite sur Anticosti depuis 30 ans, se réjouit de la décision. Elle précise qu’elle a toujours douté des retombées économiques liées à cette exploitation pour les résidents locaux. « Ils disaient qu’ils allaient engager du monde de l’île… Ils n’ont jamais engagé personne. Ça n’amenait pas grand ouvrage à l’île », raconte-t-elle.

La majorité des gens à qui nous avons parlé ont avancé que la croissance économique d’Anticosti passerait par le développement de l’industrie touristique. « On est une île qui est très riche [en attraits touristiques]. Il faudrait trouver une façon de pouvoir la valoriser », ajoute Caroline Laflamme, une autre résidente.

En janvier dernier, le gouvernement du Québec a appuyé la candidature de l’île d’Anticosti sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Cet organisme international veille à la sauvegarde de nombreux sites naturels et culturels qui ont une valeur patrimoniale.

Au Québec, l’arrondissement historique du Vieux-Québec et le Parc national de Miguasha figurent déjà sur cette liste.

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