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Les pluies forcent les agriculteurs à épandre les pesticides par voie aérienne

Un hélicoptère épand des pesticides dans un champ du Centre-du-Québec.

Un hélicoptère épand des pesticides dans un champ du Centre-du-Québec.

Photo : Radio-Canada / Maude Montembeault

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les averses régulières du début de l'été, qui ont gorgé les sols d'eau, ont forcé un nombre record d'agriculteurs du Centre-du-Québec à faire épandre des herbicides et des fongicides par voie aérienne. La machinerie agricole normalement utilisée ne pouvait pas se rendre dans les champs trop humides.

Un texte de Maude Montembeault

C’est du jamais vu à la ferme de Mario Proulx, à Baie-du-Febvre. La machinerie est restée dans le garage par crainte qu’elle ne s’enlise dans les champs de soya humides. Les risques de ruiner les récoltes étaient trop grands.

L’humidité contribue également à la prolifération des champignons dans le champ de maïs de la ferme Lisand, de Sainte-Hélène-de-Bagot. Les agriculteurs maudissent les conditions météorologiques cette année.

Il mouille tous les jours. Je pense qu'il n'y a pas une journée où il n’a pas mouillé.

Une citation de : Stéphanie Pétrin, experte-conseil en production végétale à la ferme Lisand
Stéphanie Pétrin est experte-conseil en production végétale à la ferme Lisand.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Stéphanie Pétrin est experte-conseil en production végétale à la ferme Lisand.

Photo : Radio-Canada

Aux grands maux, les grands moyens; plusieurs agriculteurs ont eu recours aux services de compagnies de location d’hélicoptères et d’avions pour épandre les pesticides. Une méthode qui coûte 50 % plus cher que la location des arroseuses automotrices habituellement utilisées.

On prend la décision : ''est-ce que c'est économique ou pas pour le producteur?'' Mais cette année, la question ne se pose pas.

Une citation de : Alexandre Couture, agronome à la coopérative agricole Covilac

Pour les Pétrin, une tonne de maïs par hectare a été sauvée grâce à l’épandage par voie aérienne.

Les appareils de l'entreprise Hélispray survolent les champs agricoles pour y épandre des pesticides.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les appareils de l'entreprise Hélispray survolent les champs agricoles pour y épandre des pesticides.

Photo : Radio-Canada

Les compagnies de location sont débordées

Hakim Guiddir, propriétaire d'Hélispray, est débordé. L'entreprise de Saint-Mathieu-de-Beloeil, en Montérégie, suffit tout juste à la demande.

J'ai triplé mon volume de par les conditions météorologiques qu'il y a eues.

Une citation de : Hakim Guiddir, propriétaire d’Hélispray
Hakim Guiddir est propriétaire de la compagnie Hélispray.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Hakim Guiddir est propriétaire de la compagnie Hélispray.

Photo : Radio-Canada

En plus des conditions météorologiques, Hakim Guiddir remarque aussi une hausse de popularité de ce service, surtout utilisé dans les prairies canadiennes et américaines.

« C'est de plus en plus populaire, oui. Ça grandit avec les années. Là, présentement, on commence à être quelques compagnies au Québec. »

Le procédé est cependant controversé. Ses critiques craignent que les pesticides n'atteignent plus facilement les cultures et les cours d'eau voisins en plus de décimer les populations d'abeilles, parce qu’il se fait du haut des airs.

L'intérieur d'un appareil de l'entreprise Hélispray.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'intérieur d'un appareil de l'entreprise Hélispray.

Photo : Radio-Canada / Maude Montembeault

Hélispray s’assure que tous les produits utilisés et leurs doses ont été approuvés par Santé Canada. Son propriétaire ajoute que grâce au système GPS utilisé, il est possible d’être précis et ainsi d'éviter les forêts et les ruisseaux qui jouxtent les champs.

De plus, le procédé d'épandage est normalement supervisé par un agronome.

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