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Les travaux forestiers permis malgré la sécheresse

feu forêt grosses roches

Le feu a brûlé moins d'un hectare.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Un incendie causé par de la machinerie forestière aurait pu avoir de graves conséquences en Gaspésie si les avions-citernes de la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU) n'étaient pas intervenus rapidement.

Un texte de Michel-Félix Tremblay

Malgré la sécheresse et le peu de précipitations reçues, les travailleurs forestiers poursuivent toujours leurs activités. C'était le cas dimanche après-midi à Grosses-Roches, près de Matane. L'équipement utilisé par l'un d'entre eux s'est enflammé, ce qui a provoqué un début d'incendie.

Joël Bernier possède une pourvoirie tout juste au sud du lieu de l'incendie. Il demeure aussi à proximité. Selon lui, la SOPFEU aurait dû exiger la fin des travaux en forêt.

« Étant entrepreneur forestier moi aussi, j'ai été métayer dans le temps. Normalement, quand l'indice était élevé, on avait le téléphone et il fallait cesser les travaux », souligne Joël Bernier.

Je trouve ça un petit peu illogique.

Joël Bernier, propriétaire de la Pourvoirie de la Gaspésie
avion SOPFEUAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Un des deux avions de la SOPFEU à Grosses-Roches

Photo : Maxime Ouellet

Le maire de Grosses-Roches, André Morin, s'est rendu près du brasier dès qu'il a appris la nouvelle. Lui aussi a été stupéfait d'apprendre que les travaux en forêt étaient toujours en cours.

« Je regardais les arbres, puis le sol, je me suis dit que c'était extrêmement dangereux. Et effectivement, ce matin, je parlais avec des travailleurs forestiers et ils m'ont dit que ça ne prenait rien. Tu sais, une scie mécanique, une étincelle et ça met le feu », raconte-t-il.

L'incendie a été maîtrisé grâce aux avions-citernes de la SOPFEU qui sont établis à Baie-Comeau. Ils ont pu traverser le fleuve rapidement, de sorte que moins de deux heures après le déclenchement du brasier, les CL-415 déversaient de l'eau puisée dans le fleuve sur les flammes, au grand soulagement du propriétaire de la pourvoirie voisine.

« Ça aurait pu être une catastrophe, mais chapeau! On a une super équipe de pompiers locaux et la SOPFEU est intervenue rapidement », relate Joël Bernier.

La SOPFEU réagit

Le temps sec n'est pas le seul facteur à considérer quand vient le temps de suggérer de mettre fin aux travaux en forêt. La SOPFEU ne peut les interdire, seul Québec peut le faire dans des cas extrêmes.

L'agente d'information de la SOPFEU, Isabelle Gariépy, précise que le vent, la foudre, la disposition des équipes et le nombre d'incendies en cours sont autant d'éléments qui sont étudiés par la SOPFEU pour émettre de telles recommandations.

On demeure en communication avec les entreprises forestières pour leur demander de demeurer prudentes.

Isabelle Gariépy, agente d'information, SOPFEU

Isabelle Gariépy ajoute que lorsque des précipitations sont prévues, l'indice est revu à la baisse. Parfois, comme cela a été le cas à quelques reprises, la pluie ne tombe pas, ce qui provoque ensuite une hausse de l'indice. Il peut donc y avoir plusieurs variations chaque jour.

Été 2017 sec, mais moins de feux en forêt

Contrairement à ce que l'on pourrait croire, il y a eu 200 feux de forêt de moins cette année par rapport à la moyenne. Le nombre d'hectares ravagés représente aussi à peine 10 % de la moyenne.

Une pelouse affectée par la sécheresseAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La sécheresse fait jaunir les pelouses à Rimouski.

Photo : Radio-Canada / Jean-Luc Blanchet

Depuis le 3 juillet, il est tombé seulement 6 millimètres d'eau à Matane et 4,3 millimètres à Rimouski.

Justice et faits divers