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Les langues inuites s’imposent au Nunavut

Un panneau d'arrêt à Iqaluit avec les indications écrites en anglais et en inuktitut

Un panneau d'arrêt à Iqaluit avec les indications écrites en anglais et en inuktitut

Photo : Wikicommons / Sebastien Lapointe

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Depuis le 9 juillet dernier, tous les organismes publics et les entreprises privées du Nunavut doivent offrir leurs services dans l'une ou l'autre des langues inuites.

En vertu des récentes modifications à la Loi sur la protection des langues inuites, les entreprises privées et les bureaux gouvernementaux doivent afficher leurs produits en plus d’assurer un service à la clientèle en inuktitut ou en inuinnaqtun.

« Nous espérons qu’un jour nous serons capables de fonctionner avec notre propre langue dans tous les aspects de notre vie au quotidien, comme c’est le cas avec l’anglais et le français au Canada », explique la commissaire aux langues du Nunavut, Helen Klengenberg.

Un territoire, plusieurs dialectes

Les quelque 150 000 Inuits vivant dans le Nord circumpolaire parlent au moins une quinzaine de dialectes différents.

Sur le territoire canadien seulement, il y a l’inuktitut, l’inuinnaqtun, le natsilingmiutut, l’inuttut et l’inuttitut. Et un même terme peut signifier quelque chose et son contraire entre deux dialectes. Par exemple, au Nunavik, aliasuk signifie « joyeux ». À 800 km de là, à Igloolik, au Nunavut, cela signifie « terrorisé ».

Pour le moment, aucune amende n’est imposée aux contrevenants, mais le gouvernement demande que des stratégies soient présentées afin de souligner clairement comment les commerces et les organismes parviendront à intégrer ces langues dans leur fonctionnement.

Des subventions sont offertes par le ministère de la Culture et du Patrimoine afin d’aider les entreprises à se conformer à la nouvelle loi.

« Les dépenses sont toujours un enjeu, explique le président de la Chambre de commerce d’Iqaluit, Matthew Clark. Les services de traduction sont très coûteux. Je ne sais donc pas à quel point les entreprises d’Iqaluit sont conscientes des paramètres à respecter et encore moins à quel point elles savent que des ressources sont disponibles pour les aider. »

 
Avec les informations de CBC

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