•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Ces puissances nucléaires qui inquiètent Washington

Des Nord-Coréens regardent sur un écran géant ce qui serait le plus récent essai de missile de leur pays.

Photo : Reuters / Kyodo

Radio-Canada

Les États-Unis mettent en garde contre le développement des programmes nucléaires et balistiques iranien et nord-coréen, pendant que Téhéran persiste à poursuivre son programme balistique et que Pyongyang bombe le torse. Décryptage sur ces tensions qui perdurent alors que leur arsenal militaire se perfectionne.

L’Iran et la Corée du Nord ont élaboré séparément de larges programmes balistiques et nucléaires qui suscitent l’inquiétude de pays voisins, comme Israël, le Japon et la Corée du Sud, de même que celle des États-Unis.

Les multiples sanctions infligées par la communauté internationale à l’Iran et à la Corée du Nord n’ont pas réussi à freiner, et encore moins à empêcher, les programmes militaires balistiques et nucléaires de ces deux pays.

Téhéran a mis au point une quarantaine de missiles, dont les plus puissants, Ghadr F et Sejil 2, ont chacun une portée de 2000 km et peuvent atteindre facilement Israël.

D’autres missiles de précision ont également été conçus par l’Iran. D’une portée de moins de 700 km, l’un d’entre eux, le missile Zolfagar, a été utilisé en juin pour cibler des positions du groupe terroriste État islamique en Syrie.

Centrale nucléaire en IranAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Centrale nucléaire en Iran

Photo : Radio-Canada / CBC RADIO-CANADA

L’arsenal nucléaire iranien comprend aussi des missiles sol-mer et sol-air capables de prendre pour cible des avions de chasse, des missiles et des drones.

Téhéran dispose de deux usines souterraines de fabrication de missiles. La troisième en construction a été révélée en mai dernier par les Gardiens de la révolution, l’armée d’élite du pays.

Après s’être procuré le système antimissile russe S-300 à la faveur de l’accord nucléaire de juillet 2015, l’Iran a mis au point son propre système antimissile Bavar 373, qui est, selon les responsables iraniens, « plus avancé que le S-300 ».

Ces dernières années, l’Iran s’est attelé à fabriquer du combustible solide, capable de rendre l’utilisation des missiles plus rapide, ce qui renforce leur précision.

Comprendre la crise nucléaire iranienne 

Téhéran a annoncé jeudi avoir testé un lanceur pouvant placer des satellites de 250 kg à une altitude de 500 km, à l’occasion de l'inauguration de son premier centre de lancement dans la province de Semnan.

La tension est à son comble alors qu'un incident est survenu le lendemain, dans le Golfe, quand un bâtiment de la marine américaine a tiré des fusées éclairantes à proximité de vaisseaux iraniens.

La menace nord-coréenne

Entretien avec une générale nord-coréenne

À plusieurs reprises, Pyongyang a testé ses missiles. Son premier test nucléaire a été effectué en 2006. Depuis, le pays reste sourd aux appels à la raison lancés par la communauté internationale.

Vendredi, la Corée du Nord a procédé à un nouvel essai expérimental de missile balistique intercontinental (ICBM) qui, selon des responsables nord-coréens, peut atteindre les États-Unis.

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a même ajouté que les États-Unis sont désormais à portée de tir, après le succès d'un second essai.

 

Inquiétudes à l'étranger

L’avertissement lancé par Pyongyang aux États-Unis a provoqué un tollé de condamnations de la communauté internationale.

Cette photo non datée a été publiée par l'agence officielle nord-coréenne KCNA le 24 avril 2017. Elle montrerait « un tir de missile balistique sous-marin » effectué à partir d'un endroit non précisé.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Cette photo non datée a été publiée par l'agence officielle nord-coréenne KCNA le 24 avril 2017. Elle montrerait « un tir de missile balistique sous-marin » effectué à partir d'un endroit non précisé.

Photo : EPA

Le président américain Donald Trump a dénoncé l’essai nord-coréen. En riposte au test nord-coréen, l'armée américaine a procédé à un exercice conjoint de missiles avec la Corée du Sud.

La sourde oreille de Téhéran et de Pyongyang a poussé au renforcement des sanctions à leur encontre, même si la stratégie de Washington en la matière n’a pas mis fin aux programmes nucléaires et balistiques des deux pays.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

International