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Les douaniers canadiens ont tiré 18 coups de feu en 10 ans

L'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC)

L'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC)

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

CBC
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La majorité des 18 tirs étaient accidentels. Les gardes-frontières ont par ailleurs braqué une arme sur un individu à 299 reprises depuis juillet 2007, selon des données de l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) obtenues par CBC.

Depuis que le gouvernement canadien a muni certains agents des services frontaliers d’une arme à feu, en 2007, seulement 18 coups de feu ont été tirés, dont 11 qui étaient accidentels. Six ont servi à euthanasier des animaux blessés. Dans le dernier cas, un coup a été tiré pour repousser un chien violent.

Des armes à feu ont été braquées sur des individus 299 fois en 10 ans. Selon le président du Syndicat des douanes et de l’immigration, Jean-Pierre Fortin, ce nombre est significatif puisqu’il révèle la quantité de situations potentiellement dangereuses qui ont ainsi été désamorcées.

M. Fortin ajoute que le rôle des gardes-frontières a grandement changé au cours des dernières années. L’accent est davantage mis sur la sécurité nationale, sur la lutte contre le terrorisme et sur l’interception de conducteurs aux facultés affaiblies, explique-t-il.

Peu d'armes à feu dans les aéroports

Le Syndicat milite pour que les agents soient aussi munis d’armes dans les aéroports canadiens, comme aux États-Unis. Pour l’instant, seulement certains douaniers en sont pourvus dans des circonstances spécifiques et limitées, explique le président, qui croit que cela pourrait augmenter la sécurité dans des lieux ciblés par des terroristes.

Depuis 2007, 6880 agents ont reçu de l’équipement de défense de l'ASFC, y compris des armes à feu, du poivre de cayenne et des bâtons.

Le porte-parole de l’ASFC, Barre Campbell, indique que les gardes-frontières sont formés pour utiliser tous les outils nécessaires lorsqu’ils sont dans une situation comportant des risques, tout particulièrement lorsque des gens sont en danger.

Il ajoute que tous les incidents où une arme a été utilisée sont examinés pour s'assurer que le protocole a été suivi.

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