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Éducation chez les jeunes Autochtones : encore de nombreux défis

La majorité des 90 langues autochtones au Canada sont menacées de disparition.

La majorité des 90 langues autochtones au Canada sont menacées de disparition.

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Radio-Canada

Plusieurs intervenants rencontrés dans le cadre de la Conférence mondiale des Autochtones sur l'éducation qui se déroule à Toronto sont unanimes : le système éducatif n'est pas adapté à la réalité des jeunes.

Un texte de Marie-Michelle Lauzon

Les défis sont énormes pour les jeunes Autochtones qui désirent poursuivre leurs études, jugent les intervenants du milieu.

Ils doivent souvent quitter leur communauté, pour aller dans de plus grands centres urbains. Loin de leur famille et de leur communauté, ils se sentent isolés et le risque de décrochage est élevé.

Selon Scott Gorringe, du Centre national des études autochtones d’Australie, il est nécessaire d'améliorer le système académique afin de trouver une manière d’intégrer les communautés autochtones, non seulement à l’extérieur des classes, mais aussi à l’intérieur.

photo citation Scott GorringeAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

photo citation Scott Gorringe

Photo : Radio-Canada

Selon Émilie Bourgeault-Tassé, agente des Projets spéciaux autochtones pour l’Université Laurentienne, les universités et les collèges ont aussi une grande part des responsabilités dans cette intégration. Il faudrait par exemple, développer des programmes mieux adaptés pour les Autochtones selon elle.

« C'est une transition difficile de passer d'un milieu très culturel, très près de la nature, puis de se retrouver dans une salle de classe où on parle et on écrit, mais on ne fait rien de concret », explique-t-elle.

Elle précise que des programmes commencent à voir le jour un peu partout au Canada.

Émilie Bourgeault-Tassé citationAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

citation Émilie Bourgeault-Tassé

Photo : Radio-Canada

Le plus grand défi demeure le manque d'éducation des non-Autochtones, considère pour sa part Sherry Peden, fondatrice du programme Onikaniwak au Manitoba.

« Le système actuel d'éducation ne parle pas vraiment des Autochtones, de leur histoire, de leur identité », explique-t-elle.

photo citation Sherry PedenAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

photo citation Sherry Peden

Photo : Radio-Canada

Pour régler ce problème, elle a créé il y a 6 ans le programme Onikaniwak, qui connait un réel succès, selon elle. Les étudiants peuvent participer à un camp autochtone d’une semaine, qui est par la suite crédité.

Cela leur permet d'apprendre l’histoire et la culture autochtone, raconte-t-elle. L’objectif étant, aussi, de faire tomber les barrières.

« Nous voulons des Autochtones et des non-Autochtones comme professeurs, c'est de cette manière que nous allons partager nos connaissances et rapprocher nos deux cultures », pense Sherry Peden.

Présentement, trois universités manitobaines offrent ce camp et Sherry Peden espère bien que son idée inspire d’autres universités canadiennes à créer des programmes similaires.

La Conférence mondiale des Autochtones sur l'éducation se termine vendredi.

 

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Toronto

Autochtones