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Enquête sur les femmes autochtones : pas de demande de démission en bloc

La voie du compromis

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les chefs autochtones présents à la 38e assemblée générale annuelle de l'Assemblée des Premières Nations (APN) ont rejeté jeudi soir une résolution réclamant la démission de tous les commissaires de l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées (ENFFADA), déposée par des chefs du Manitoba.

La grande chef du regroupement de 30 Premières Nations, Manitoba Keewatinowi Okimakanak, Sheila North Wilson, et plusieurs de ses pairs ont reproché mercredi aux commissaires de victimiser de nouveau les familles et demandent une reprise du processus d’enquête.

« J'appuie la résolution provenant de notre région demandant une remise à zéro des compteurs, un processus régional et la démission des commissaires. »

— Une citation de  Sheila North Wilson

Il y a eu cinq démissions et un départ depuis le début des travaux de l'Enquête nationale.

L'APN a plutôt adopté une résolution appelant à des changements à l'ENFFADA et demandant au gouvernement fédéral de changer le mandat et la façon de procéder de la commission fédérale.

Une enquête qui divise les Premières Nations

Des proches des femmes et des filles autochtones disparues ou assassinées ont raconté mercredi avoir perdu confiance dans le déroulement de l’enquête. Plusieurs ont aussi reproché à l'ENFFADA son manque constant de communication.

Autre frustration, la crainte que l'enquête ne tienne pas les policiers pour responsables et qu’elle n’ait pas l’autorité de faire rouvrir des enquêtes.

Une frustration à laquelle l’ENFFADA a répliqué par voie de communiqué dans lequel elle déclare qu’elle « considérera la conduite des services policiers dans 14 juridictions fédérales, provinciales et territoriales au Canada ».

La commission a aussi indiqué qu’une équipe judiciaire examinait actuellement les rapports de police.

Enquête nationale sur les femmes autochtones disparues et assassinées 

Démanteler l'enquête

La commissaire Michèle Audette avait constaté qu’un mouvement s'organisait en coulisses pour démanteler l’enquête, mettre les commissaires dehors et reprendre le tout à zéro.

Une proposition à laquelle s'opposait le chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador (APNQL), Ghislain Picard.

« Si on remet les compteurs à zéro finalement, on reporte à plus loin encore des travaux qui sont déjà entamés, imparfaitement sans doute, mais il y a sans doute moyen de corriger le tir à partir de maintenant », avait-il déclaré sur les ondes de RDI en début d'après-midi, jeudi.

Ghislain Picard, chef de l'APNQLAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Ghislain Picard, chef de l'APNQL

Photo : Radio-Canada

Un processus local au Manitoba

Un groupe manitobain réclame depuis la mi-juillet la démission de tous les commissaires de l'ENFFADA estimant que familles et victimes ont perdu confiance envers la commission.

« L’enquête nationale, sous sa forme actuelle, est au point mort. Les voix et témoignages de familles ont été mis de côté depuis le début de l'enquête l'an dernier », a déclaré Hilda Anderson-Pyrz, la coprésidente de la Coalition des femmes et filles autochtones disparues et assassinées du Manitoba.

Le regroupement a aussi demandé la mise en oeuvre d'un processus local au Manitoba qui serait mené par les familles de victimes et par les survivantes. Cela contribuerait ainsi au renouvellement de la commission d'enquête, tout en respectant les règlements et protocoles traditionnels autochtones, selon la coprésidente.

 

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