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Un centre de traitement de toxicomanie pour jeunes francophones craint pour sa survie

Une photo d'une maison dans un champ
La Maison Arc-en-Ciel Photo: Stéphanie Jolin
Radio-Canada

La Maison Arc-en-Ciel, un centre résidentiel de traitement de la toxicomanie pour jeunes hommes francophones, situé à Opasatika, se dit menacée de fermeture.

Un texte de Francis Bouchard

Selon la direction, le centre n'aurait que quelques mois pour rectifier le tir et espère une intervention du Réseau local d'intégration des services de santé du Nord-Est (RLISS du Nord-Est).

En entrevue à Radio-Canada, le président du conseil d’administration de la Maison Arc-en-Ciel, Ronald Nadeau, dit que le centre pourrait se retrouver sans financement à compter du 1er octobre prochain.

Depuis l’automne 2013, le financement opérationnel accordé au centre par le RLISS du Nord-est a été transféré à un autre centre de traitement à Hearst, la Maison Renaissance, dans le cadre d’un projet de fusion.

Toutefois, en février 2015, les deux agences ont décidé conjointement d’abandonner la fusion, invoquant l’absence de financement additionnel du RLISS pour ce projet et des responsabilités civiles accrues que devait assumer la Maison Renaissance.

Depuis ce temps, les deux organismes demandent au RLISS du Nord-Est de rétablir son entente avec la Maison Arc-en-ciel et de lui accorder un financement direct, comme auparavant. La Maison Renaissance ne veut plus avoir la responsabilité de transférer les fonds à la Maison Arc-en-Ciel. La direction du centre a indiqué qu’on retournerait cet argent au RLISS à compter du 1er octobre.

Il reste donc peu de temps pour que le RLISS confirme le financement à la Maison Arc-en-Ciel après cette date.

Ce n’est pas une entente de plus qui va faire une grosse différence au RLISS, mais pour nous, c’est une question de survie.

Ronald Nadeau, président du conseil d’administration de la Maison Arc-en-ciel

M. Nadeau note qu’un rapport sur les services de toxicomanie dans la région publié l’an dernier, recommandait au RLISS du Nord-Est le rétablissement du financement et de l’entente avec le centre.

En plus de faire pression auprès du RLISS, La Maison Arc-en-Ciel a aussi envoyé des lettres au ministre de la Santé et des Soins de longue durée, Eric Hoskins, et au député de Timmins-Baie James, Gilles Bisson.

« Les deux agences sont d’accord. Donc, je ne vois pas pourquoi le RLISS et le gouvernement provincial ne remettent pas la situation telle qu’elle était auparavant », affirme M. Bisson.

De son côté, le RLISS du Nord-Est a émis une déclaration affirmant qu'ils désirent une plus grande collaboration entre Arc-en-Ciel et Renaissance. Il demande « de renforcer l’entente relative au flux de financement pour la prestation de services de toxicomanie résidentiels francophones ».

« Nous soutenons les deux organismes dans leurs efforts pour préciser une entente de responsabilisation et pour adapter leur programmation afin de mieux répondre aux besoins de leurs clients et clientes. La Maison Arc-en-Ciel et Maison Renaissance travaillent sur un plan d’action identifiant les prochaines étapes », indique le RLISS du Nord-Est, en ajoutant qu’il prévoyait recevoir ce plan en août.

Fondée en 1979, la Maison Arc-en-Ciel offre un programme de traitement résidentiel de trois mois aux jeunes hommes francophones de partout en Ontario, âgés de 12 à 24 ans, aux prises avec des problèmes de consommation de drogue ou d’alcool.

Le centre offre un traitement basé sur le travail sur une ferme, qui comprend une écurie et un poulailler. Le centre offre aussi une zoothérapie avec l'aide de chevaux. La Maison Arc-en-Ciel compte sept employés à temps plein et quelques autres à temps partiel.

La direction indique qu’il existe un seul autre centre du genre en Ontario, qui est situé dans la région d’Ottawa.

Nord de l'Ontario

Drogues et stupéfiants