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Intentions de vote : Québec 21 en 2e place, selon un sondage

Jean-François Gosselin, chef de Québec 21 à l'élection de novembre à la Ville de Québec
Le chef de Québec 21, Jean-François Gosselin Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Le nouveau parti politique municipal Québec 21 devancerait Démocratie Québec dans les intentions de vote, selon les résultats d'un sondage interne dont la méthodologie est toutefois loin de faire l'unanimité.

Le sondage téléphonique - de type appels automatisés - a été mené pour le parti auprès du plus de 1000 électeurs le 17 juillet dernier. Québec 21 arrive en deuxième place derrière le maire Régis Labeaume et son équipe.

Les électeurs feraient confiance à Régis Labeaume dans une proportion de 58 % pour occuper le poste de maire. Le chef de Québec 21, Jean-François Gosselin, obtiendrait 25 % du vote, contre 17 % pour Anne Guérette. De plus, 43 % des répondants affirment souhaiter du changement à l'Hôtel de Ville de Québec.

« Le but visé, c'est de savoir où nous en sommes en date de juillet 2017 et ça correspond à ce que l'on voit sur le terrain, commente M. Gosselin. On a déjà 43 % des gens qui pensent que ça prend du changement à l’Hôtel de Ville. C’est maintenant notre travail de convaincre le reste ».

Pour les postes de conseillers municipaux, les candidats d'Équipe Labeaume obtiendraient 55 % des intentions de vote, alors que ceux de Québec 21 récolteraient 29 % de la faveur populaire. Les candidats de Démocratie Québec sont pour leur part crédités de 17 % des intentions de vote.

On vient de commencer. J’ai encore un déficit de notoriété. […] Mes candidats sont plus forts que moi dans une proportion de 4%. On a des belles personnalités. Des beaux profils. On gagne à être connu.

Le chef de Québec 21, Jean-François Gosselin

Une méthode controversée

Le coup de sonde a été réalisé par la firme StratComTendances inc., qui utilise un robot. Une méthode non-scientifique qui ne fait pas l’unanimité, mais que défend toutefois Jean-François Gosselin. Il affirme notamment s’être assuré que les résidents d’une même adresse ne reçoivent pas plus d’un appel.

« Quand on a contacté la compagnie, on voulait s'assurer d'avoir au moins 1000 réponses, car en bas de ça, on se disait que ce ne sera pas un échantillonnage assez important pour avoir les réponses qu’on voulait. »

Si la méthode est bien utilisée, elle s’avère efficace, selon M. Gosselin.

Les appels automatisés, ce n'est pas scientifique, mais ce sont des outils que j'ai utilisés dans d'autres campagnes électorales et chaque fois, les résultats se sont avérés près de la réalité.

Le chef de Québec 21, Jean-François Gosselin

Anne Guérette, pas inquiète

De son côté, la chef de Démocratie Québec Anne Guérette ne s’inquiète pas outre-mesure des chiffres peu reluisants pour son parti révélés dans ce sondage.

« Ce qui ressort pour nous comme l'élément majeur, c’est que 43 % des gens sondés ont le gout d'un changement à l'Hôtel de Ville. Ça représente une grogne de plus en plus grandissante. Les gens sont tannés d'avoir un maire autocratique qui prend des décisions unilatérales sans prendre le temps de faire le tour de la question. »

La chef de Démocratie Québec, Anne GuéretteLa chef de Démocratie Québec, Anne Guérette Photo : Radio-Canada / Alice Chiche

Mme Guérette cite à ce propos l’ajout de la piste cyclable sur la rue Dalhousie qui provoque la grogne d’automobilistes.

« La piste cyclable est le reflet de la façon dont notre maire prend ses décisions. On se retrouve encore avec un problème. C’est un projet pas pensé complètement dans tous ses éléments et là, on a un problème. […] On est tanné car ça cause des coûts supplémentaires. Le maire Labeaume a fait plusieurs erreurs. Il va en faire encore et il faut arrêter ça. »

Les électeurs de Québec se prononceront le 5 novembre prochain.

D'après les informations de Cathy Senay

Québec

Politique municipale