•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Hells Angels : une nouvelle section des Nomads au N.-B.

La valeur des drogues saisies atteint environ 60 000 $ sur le marché noir, selon les policiers

Photo : Radio-Canada / Yvon Thériault

Radio-Canada

Il y a une plus grande présence de motards criminels au Nouveau-Brunswick, selon un expert. Des membres québécois des Hells Angels forment une nouvelle section des Nomads dans la province, croit Sylvain Tremblay, ex-enquêteur de la Sûreté du Québec et expert des motards criminels.

Un texte de Pascal Gervais

Dans le langage des motards, les clubs sans attache territoriale, nommés Nomads, sont au sommet de la hiérarchie. Parmi les sept membres de cette nouvelle section au Nouveau-Brunswick, on retrouve Émery « Pit » Martin, un membre en règle des Hells Angels originaire de Sainte-Anne-de-Madawaska.

Selon Sylvain Tremblay, la présence accrue des motards au Nouveau-Brunswick n’est pas étrangère à l’attention qu’ils reçoivent de la part des policiers québécois et des escouades d’enquêtes.

Sylvain Tremblay, ex-enquêteur de la Sûreté du Québec et expert des motards criminels

Sylvain Tremblay, ex-enquêteur de la Sûreté du Québec et expert des motards criminels

Photo : Radio-Canada / Nicolas Steinbach

« Le fait qu’ils se déplacent au Nouveau-Brunswick, ça leur donne une certaine quiétude parce que les effectifs policiers sont moindres. On sait qu’au Québec il y a des escouades régionales mixtes où l’on met à contribution la GRC et plusieurs corps policiers ainsi que la Sûreté du Québec », souligne l’ex-enquêteur Sylvain Tremblay.

Par ailleurs, il ajoute : « Si la GRC a des informations à l’effet qu’ils utilisent encore les côtes pour des importations, on sait que c’est la GRC qui fait cette surveillance-là, c’est très facile pour eux de déplacer des ressources dans le district pour s’occuper du phénomène ».

La gestion du territoire

L’objectif premier des Nomads du Nouveau-Brunswick est de voir à la bonne gestion de leurs clubs-écoles de la région et de vérifier que les indépendants ne s'approprient pas une trop grosse part du marché. Depuis l’opération SharQc, les membres en règle évitent deux éléments qui pourraient causer à nouveau leur perte, soit l’argent et la drogue. Ils en laissent la gestion aux membres de leurs clubs-écoles.

Les Nomads n’ont pas de locaux donc probablement, quand ils vont se trouver au Nouveau-Brunswick, ils vont probablement avoir un pied-à-terre au local des Darksiders [de la région de Bathurst].

Sylvain Tremblay
Nous retrouvons déjà des produits aux couleurs des Nomads en vente sur le web.

Des produits aux couleurs des nomades sont déjà en vente sur le Web.

Photo : Facebook

Sylvain Tremblay fait valoir qu’il pourrait y avoir une recrudescence de la violence reliée aux motards dans la province au cours des prochaines années : « C’est certain qu’il va y avoir des actes de violence, probablement dispersés. C'est possible qu’il y ait encore des meurtres [...] des règlements de compte un peu plus effacés, à l’image de la mafia italienne ».

Légalisation du cannabis au Canada

L’ex-enquêteur de la Sûreté du Québec et expert des motards criminels Sylvain Tremblay est affirmatif, la légalisation du cannabis au Canada ne va pas toucher le marché détenu par les motards.

Il est plutôt d’avis que certains consommateurs vont continuer d’acheter leur marchandise illégalement : « J’ai toujours mentionné que ceux qui se sont habitués à une certaine force de THC, selon ce que l'on va permettre au niveau de la loi canadienne, s’il y a une grande différence, il y aura toujours des utilisateurs illégaux qui vont s'approvisionner des groupes de motards ».

Nouveau-Brunswick

Société