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Une oeuvre d'art inspirée de la trappe des ancêtres autochtones

L'artiste Michèle Mackasey et son fils Chevez Ezaneh ont réalisé l'oeuvre dans la communauté de Patuanak, dans le nord de la Saskatchewan.
L'artiste Michèle Mackasey et son fils Chevez Ezaneh ont réalisé l'oeuvre dans la communauté de Patuanak, dans le nord de la Saskatchewan. Photo: CBC/Jason Warick
Radio-Canada

Un labyrinthe installé au parc Wanuskewin, près de Saskatoon, évoque les conditions de trappe du lynx des ancêtres de Patuanak, une communauté déné de la Première Nation d'English River, dans le nord de la Saskatchewan.

Un texte d’Anouk Lebel

En déné, Axenet’i Tth’ al, qui est le titre de l'oeuvre d'art multidisciplinaire exposée, signifie « frange ». « C’était pour distraire le lynx », explique Michèle Mackasey, une artiste originaire de l’Ontario, mais qui a vécu à Patuanak à certaines périodes de sa vie.

En 2014, elle a imaginé une réalisation qui resterait dans la communauté. « Je voyais des branches avec des bâtons qui s'accrochaient d'un arbre à l'autre et je trouvais ça intéressant », se souvient-elle.

Je me suis dit qu'on pourrait faire ça comme projet communautaire avec les jeunes. Ça pourrait devenir un labyrinthe.

Michèle Mackasey, artiste

Elle a réalisé une première version du labyrinthe à Patuanak cette année-là, avec l’artiste en arts numériques montréalais Manuel Chantre et des membres de la communauté.

Une première version du labyrinthe a été réalisée à Patuanak en 2014, en collaboration avec l'artiste Manuel Chantre et des jeunes de la communauté.Une première version du labyrinthe a été réalisé à Patuanak en 2014, en collaboration avec l'artiste Manuel Chantre et des jeunes de la communauté. Photo : Percy Paul

« Tout le matériel vient de notre cour, à la Première Nation d'English River : les arbres, les branches, les brindilles », lance Percy Kenny, qui a participé à l'oeuvre. « Michèle a rassemblé tous les enfants âgés de 7 à 12 ans et leur a montré comment assembler les pièces et ramasser les bâtons. »

Il ajoute que les artistes se sont inspirés des idées d’un ancien de la communauté, Jacob Estralshenen, mort quelques mois plus tôt.

C’était la façon dont nos ancêtres trappaient pour se nourrir. À l’époque, ils ne pouvaient pas se procurer d'armes à feu.

Percy Kenny, membre de la communauté

M. Kenny a été mis à contribution pour déplacer l’œuvre au parc Wanuskewin, en raison de ses compétences en sécurité et en mécanique.

Une artiste fransaskoise met en valeur les traditions autochtones

Pour sa part, l’artiste numérique montréalais Manuel Chantre s’est occupé de l’éclairage et de la projection vidéo. « C’est mélanger les médias électroniques pour créer une atmosphère », explique-t-il.

Il ajoute que les projections vidéo qui accompagnent l’œuvre ont été prises lors de son premier voyage dans la communauté, en 2014. « Le matériel audio et vidéo a été présenté aux gens de la communauté pour connaître leurs commentaires, leur façon de voir ça. »

« C’est un dialogue avec la communauté et leur image », conclut-il.

L’œuvre est exposée au parc Wanuskewin, près de Saskatoon, jusqu’en octobre.

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