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Les habitants de Larder Lake exigent la réouverture de la LCBO

Des citoyens de Larder Lake ont manifesté mardi pour ramener un point de service de la LCBO.

Des citoyens de Larder Lake ont manifesté mardi pour ramener un point de service de la LCBO.

Photo : Radio-Canada / Guillaume Rivest

Radio-Canada

La fermeture du magasin de la Régie des alcools de l'Ontario (LCBO), situé à Larder Lake près de la frontière québécoise, pousse les Ontariens à venir acheter leur alcool à Rouyn-Noranda.

Un texte de Guillaume Rivest

La LCBO a annoncé la fermeture de son local en février dernier puisqu'elle estime que le bâtiment était désuet et dangereux.

Les derniers stocks sur les tablettes ont été transferrés dans d'autres succursales le 6 juin.

Des manifestants d'un peu partout du nord de l'Ontario exigent maintenant la réouverture de l'établissement.

Le député néo-démocrate de la circonscription ontarienne de Temiskaming-Cochrane, John Vanthof, déplore que les décideurs ne s'inquiètent pas du sort des petites communautés du Nord de l'Ontario.

Selon lui, la fermeture de la LCBO de Larder Lake est néfaste pour l'économie du petit village.

« LCBO a dit : « maintenant, si tu demeures ici, tu as un chalet ici ou tu dois aller à Kirkland Lake pour [t'acheter de] l'alcool ». Tout le monde sait que les personnes ici ne vont pas à Kirkland Lake, ils vont au Québec. C'est bon pour le Québec, mais ce n'est pas bon pour les personnes de l'Ontario. », indique M. Vanthof.

La LCBO de Larder Lake est fermée depuis février dernier.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La LCBO de Larder Lake est fermée depuis février dernier.

Photo : Radio-Canada / Guillaume Rivest

Originaire de Larder Lake, Robert MacDougall vit maintenant en Californie, mais revient dans sa ville natale quelques mois par année.

Il déplore le fait de devoir acheter son alcool ailleurs.

« Je vais à Évain ou à Rouyn. Je fais aussi mon magasinage là-bas. C'est ici qui perd au change. Je dois aller ailleurs pour l'alcool donc j'en profite aussi pour faire mes autres achats à l'extérieur. La ville n'arrête pas de perdre. »

Le maire de Larder Lake Gary Cunnington estime que sa ville souffre de la fermeture de la succursale de la LCBO.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le maire de Larder Lake Gary Cunnington estime que sa ville souffre de la fermeture de la succursale de la LCBO.

Photo : Radio-Canada / Guillaume Rivest

Présent pour exprimer sa solidarité envers les gens de Larder Lake, le représentant syndical (SEFPO) des employés des succursales de la LCBO à Sudbury Jamie Kensley ne comprend toujours pas la décision de la société d’État.

Ils mentionnent [qu'ils ont fermé] le magasin parce que les profits n'étaient pas là. C'est faux. Les profits sont là. La LCBO a vendu pour 6 milliards de dollars l'an dernier et ils ont fait 2,4 milliards de dollars de profit.

Jamie Kensley

Selon M. Kensley, les petites communautés ont besoin des LCBO pour assurer la vitalité économique des autres commerces.

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Abitibi–Témiscamingue

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