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Fermetures à répétition dans les salles d'urgence en N.-É.

Une enseigne où il est écrit Emergency.
Les salles d'urgence du comté de Cumberland en Nouvelle-Écosse ont été fermées pendant 764 heures en un peu plus de deux mois. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Des professionnels de la santé du comté de Cumberland, en Nouvelle-Écosse, s'inquiètent du nombre important de fermetures temporaires de salles d'urgence dans les derniers mois. La Régie de la santé de la province devrait, selon eux, faire plus d'efforts pour recruter des médecins et du personnel.

En l'espace d'à peine deux mois, entre le 1er mai et le 10 juillet, il y a eu 65 fermetures pour un total de 764 heures.

On explique ces fermetures, souvent pendant la nuit, par une pénurie de médecins de famille, des problèmes de recrutement et de récentes compressions dans les programmes d'embauche pour les nouveaux diplômés en médecine.

Le directeur local en médecine familiale pour la Régie de la santé de la Nouvelle-Écosse, Dr Bill Lowe, juge la situation particulièrement alarmante dans sa région.

Ce n'est malheureusement pas inhabituel dans nos plus petites salles d'urgence. C'est inacceptable à mon avis.

Dr Bill Lowe, directeur local en médecine familiale, Régie de la santé de la Nouvelle-Écosse

Ces fermetures obligent parfois des aînés à se tourner vers une autre salle d'urgence à 45 minutes de route de chez eux.

« C'est en assumant que tout le monde peut se déplacer. Plusieurs aînés n'ont pas accès à un moyen de transport. Il y a sans aucun doute des conséquences et nous en sommes assez préoccupés », dit-il.

Compressions après compressions

Le Dr Lowe estime que sa région a souffert de la suppression du programme d'évaluation clinique CAPP conçu pour attirer des diplômés en médecine de partout au monde.

De son côté, la députée progressiste-conservatrice de Cumberland Sud, Elizabeth Smith-McCrossin ajoute que des compressions dans le programme de médecins suppléants ont aussi fait mal à la région.

La députée, qui est également infirmière, a l'impression que les médecins sont blâmés à tort lorsque les salles d'urgence ferment. « La Régie de la santé écrit : ''La salle d'urgence est fermée. Pas de médecin disponible.'' La communauté voit ça et se dit  ''Excellent! Aucun des médecins ne veut travailler'' », explique-t-elle.

Mme Smith McCrossin est particulièrement contrariée par les réponses de la Régie de la santé de la Nouvelle-Écosse. Elle s'est présentée à l'assemblée générale annuelle au début du mois, sans obtenir de réponse concrète à propos de ce que fait la régie pour s'attaquer au problème.

Elle est préoccupée surtout en raison de la saison estivale. La population de la région peut quadrupler, illustre-t-elle, entre les mois de juin et septembre.

En mode recrutement

Dans un courriel envoyé à CBC, une porte-parole de la Régie de la santé de la province, Margaret Anfus, écrit être en période de « recrutement actif » afin de pourvoir 66 postes de médecin de famille dans la province.

Elle indique que des efforts de recrutement ont été faits à l'échelle locale, mais aussi nationale et internationale durant la dernière année. Elle rappelle que des employés ont été embauchés un peu partout dans la province pour aider au recrutement.

Entre-temps, le Dr Lowe espère que sa région sera choisie par l'Université Dalhousie afin qu'elle y envoie des stagiaires en médecine. C'est une façon, selon lui, de convaincre les jeunes médecins de s'y établir.

D'après le reportage d'Emma Davie, CBC

Avec les informations de CBC

Nouvelle-Écosse

Santé