•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Chasser avec des drones, une pratique « immorale »

Ian Avery tient un drone.

Ian Avery, président de la Fédération des chasseurs et pêcheurs de la Nouvelle-Écosse

Photo : Radio-Canada / CBC/Rob Short

CBC
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des chasseurs de la Nouvelle-Écosse rapportent une hausse de l'utilisation de drones pour le repérage des animaux. Plusieurs d'entre eux veulent que cette pratique soit interdite par la loi.

Le président de la Fédération des chasseurs et pêcheurs de la Nouvelle-Écosse, Ian Avery, est un amateur de drones, mais pas quand ils sont utilisés pour la chasse.

« Ce n’est pas très éthique d’utiliser un hélicoptère, un avion, ou un drone dans ce cas-ci, pour poursuivre les animaux », dit le président.

«  »

— Une citation de  Ian Avery, président de la Fédération des chasseurs et pêcheurs de la Nouvelle-Écosse

Une loi pas très claire

La Loi sur la faune de la Nouvelle-Écosse interdit les véhicules aériens dans la chasse ou la poursuite d’animaux. Les drones n’y sont pas mentionnés spécifiquement, mais Ian Avery croit qu’ils sont inclus dans cette législation.

Un drone en forêt
Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Un drone en forêt

Photo : iStock

Jusqu’à maintenant, personne n’a reçu d’amende pour avoir utilisé un drone, croit Ian Avery. Et il est difficile pour lui d’estimer combien de chasseurs en emploient.

La Fédération des chasseurs et pêcheurs de la Nouvelle-Écosse a demandé au gouvernement provincial de spécifier l’interdiction des drones dans la Loi sur la faune.

Savoir traquer les animaux

Propriétaire du magasin de chasse Farmland Outfitters, à Truro, Dave McLeod croit qu’avec les drones, l’expertise de ce domaine se perd de plus en plus. « Je pense qu’on perd le vrai sens de la chasse », dit-il.

Dave MacLeod devant un lac
Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Dave MacLeod est propriétaire du magasin de chasse Farmland Outfitters à Truro.

Photo : Radio-Canada / CBC/Dave MacLeod

Plusieurs guides et pourvoyeurs s’inquiètent de la hausse de l’utilisation des drones, craignant qu’ils soient de moins en moins en demande. « Si quelqu’un peut juste prendre un drone et le faire voler partout, on ne nous aura plus besoin. »

Dave McLeod doute que la plupart des drones puissent suivre un animal qui s’enfonce en pleine forêt. Pour lui, les vrais chasseurs suivent les pistes des animaux pour mieux traquer leurs déplacements.

Un cerf de Virginie
Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Un cerf de Virginie

Photo : iStock

Pour Dave MacLeod, les caméras de chasse sont acceptables. Ces appareils de surveillance seraient moins intrusifs que les drones, selon lui, puisque le chasseur doit se rendre sur les lieux lui-même.

Certaines de ces caméras munies de détecteurs de mouvement, installées le long des sentiers d'animaux, peuvent maintenant envoyer directement les vidéos et les photos par Internet.

« Apprenez à chasser »

« Les choses commencent à être un peu trop high-tech, dit Dave MacLeod. Je pense qu’on perd tout le sens de la chasse. »

Le président de la Fédération des chasseurs et pêcheurs rappelle que les drones devraient être réservés aux loisirs, et non à la chasse. « En fin de compte, apprenez à chasser, dit-il. Rangez la technologie et sortez dans les bois », clame Ian Avery.

D'après un texte de David Burke

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

En cours de chargement...