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Beterbiev ne veut plus travailler avec GYM

Artur Beterbiev (à droite) contre Jeff Page

Artur Beterbiev (à droite) contre Jeff Page

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

La Presse canadienne
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Plutôt habitué de distribuer des coups de poing entre les câbles d'une arène de boxe, Artur Beterbiev est engagé dans une bataille juridique contre le Groupe Yvon Michel (GYM) qui semble destinée à confirmer leur divorce.

Le climat entre les deux clans s'est envenimé mercredi et jeudi, après la publication d'un communiqué de GYM annonçant que le promoteur se retirait du combat éliminatoire des mi-lourds de l'IBF entre Beterbiev (11-0-0, 11 K.O.) et l'Allemand Enrico Kölling, le 29 juillet à Brooklyn. Ce duel devait déterminer l'adversaire obligatoire à la ceinture que détient l'Américain Andre Ward.

Dans le communiqué rendu public mercredi, les dirigeants de GYM ont dit avoir appris, le 21 juin, que Beterbiev s'était vu refuser une demande de visa d'entrée aux États-Unis.

Ce passage du communiqué a fortement déplu au clan Beterbiev qui a tiré à boulets rouges sur le groupe du promoteur montréalais, qu'il accuse de véhiculer des informations « grossièrement inexactes », selon les termes employés par Me Karim Renno, l'avocat de Beterbiev.

« Le combat n'a pas été annulé parce qu'Artur n'est pas capable d'avoir un visa américain. Le combat a été annulé parce qu'Artur refuse de laisser tomber ses poursuites civiles contre le Groupe Yvon Michel », a affirmé Me Renno lors d'une conférence de presse à Montréal.

Le litige juridique entre Beterbiev et GYM remonte au début du mois de mai. Le pugiliste russe avait alors présenté une demande de jugement déclaratoire sur la terminaison de son contrat avec l'organisation montréalaise. Beterbiev soutenait qu'il ne livrait pas le nombre de combats prévus à l'entente et qu'il recevait les bourses attendues avec du retard.

« Artur a mis fin à son contrat avec le Groupe Yvon Michel, il a déposé des procédures judiciaires non pas pour casser son contrat, mais pour obtenir un jugement déclaratoire de la Cour supérieure, c'est-à-dire une confirmation de la Cour supérieure que la résiliation a été validement faite et qu'elle est juridiquement valable », a expliqué Me Renno.

« En date d'aujourd'hui, la situation est toujours la même : Artur est un agent libre, son contrat avec le Groupe Yvon Michel est terminé, et il peut signer avec qui il veut et se battre avec qui il veut », soutient Me Renno.

Lorsque la question a été posée directement à Beterbiev, à savoir si l'association avec GYM était terminée à tout jamais, ce dernier a servi une réponse on ne peut plus brève et claire : « Yes. Oui. »

L'escalade d'un conflit

De leur côté, les dirigeants de GYM avaient réagi par communiqué, le 8 mai, pour réfuter les arguments de Beterbiev et pour dire qu'ils allaient les contester vigoureusement.

« Il faudrait que je parle à nos avocats, mais à ma connaissance il reste deux ans à notre entente », a déclaré Yvon Michel, qui se dit extrêmement déterminé à faire valoir ses droits dans ce dossier.

Au passage, ils avaient aussi mentionné que Beterbiev était toujours un membre de GYM et que sa proposition de combat de championnat éliminatoire contre Kölling demeurait valide.

Puis, neuf jours après la publication du communiqué, les avocats de GYM ont expédié une mise en demeure à l'avocat de Beterbiev sommant ce dernier à signer un contrat, d'ici 17 h le lendemain, pour la tenue d'un combat contre Kölling devant être présenté le 29 juillet à Québec. Beterbiev a signé le contrat, selon des documents produits par son avocat.

« Nous avions jusqu'au 18 mai pour déposer le contrat à l'IBF », a expliqué Michel.

Mais selon ce dernier, une analyse de rentabilité a éventuellement permis de conclure qu'il était impossible de présenter le combat dans la Vieille Capitale et qu'il serait donc déplacé aux États-Unis. Selon Michel, GYM savait dès le début de juin que le duel n'aurait pas lieu à Québec.

« On l'a informé (Beterbiev), comme on a informé Kölling que le combat allait avoir lieu aux États-Unis. Il nous restait à déterminer s'il serait présenté en Californie le 30 juillet ou à New York, le 29. Finalement, c'est le 29 qui a été retenu. On n'a pas eu le temps de faire les contrats parce qu'à partir du moment où on devait faire l'annonce officielle et changer les contrats, c'est là qu'on a reçu l'information comme quoi Artur s'était vu refuser son droit d'entrée aux États-Unis », a souligné Michel.

Le clan Beterbiev n'a pas la même interprétation des événements.

« À un certain moment, je ne peux pas vous dire quand, le Groupe Yvon Michel a décidé qu'il ne voulait plus organiser le combat à Québec. Et je voudrais vous souligner qu'à aucun moment, on ne nous a confirmé, soit à Artur, soit au reste de son équipe, qu'il y aurait un combat à New York le 29 juillet. En aucun moment », a noté Me Renno.

Quant au combat comme tel, il devrait avoir lieu à l'automne, après un appel d'offres attendu vers la fin de juillet.

« Artur va se battre contre Kölling n'importe où, n'importe quand. Si c'est en Allemagne, ça va. Si c'est au Canada, tant mieux. Artur préférerait se battre devant ses partisans. Mais peu importe l'endroit. Et je peux vous garantir que d'autres promoteurs sont intéressés à Artur présentement », a fait savoir Me Renno, qui compte demander à l'IBF d'exclure le Groupe Yvon Michel de l'appel d'offres.

Yvon Michel, lui, n'écarte pas la possibilité d'y participer, « selon les circonstances, après discussions avec les gens qui ont investi dans la carrière d'Artur Beterbiev jusqu'à maintenant », a-t-il déclaré.

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