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Photos de l’attentat de Nice : le Paris Match ne sera pas retiré

La couverture de la plus récente édition du Paris Match

À la une du Paris Match

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La justice française critique l'hebdomadaire Paris Match pour avoir publié des images trop crues de l'attentat de Nice, mais n'ordonne pas son retrait des kiosques.

Le tribunal de grande instance de Paris a jugé que la publication d'images prises le 14 juillet 2016 à Nice, le soir de l'attentat meurtrier au camion-bélier, portait atteinte à la « dignité de la personne ».

« Elles s'avèrent indécentes par l'illustration de victimes courant pour échapper à la mort ou sur le point de mourir », peut-on lire dans la décision du tribunal.

Sur les images on peut voir le camion percuter des passants, mais aussi, sur l'une d'entre elles, le corps ensanglanté de l'assaillant, tué par la police, dans l'habitacle du camion.

L'hebdomadaire ne pourra pas en revanche publier sur son site internet certaines de ces photos et ne pourra pas effectuer de nouveaux tirages du numéro mis en cause, paru un an après l’attentat qui a coûté la vie à 86 personnes et fait des centaines de blessés sur la promenade des Anglais.

Dans un communiqué, Paris Match « se félicite de la décision du Tribunal de Grande Instance de Paris qui a rejeté la demande du Parquet de Paris de retrait des points de vente du numéro de cette semaine ».

En entrevue à l'émission 24|60 sur ICI RDI, le directeur adjoint de Paris Match, Regis Le Sommier, a défendu le choix de l'hebdomadaire français.

« Aucune des victimes n’est identifiable. Il ne s’agissait pas de montrer les victimes au moment où elles sont tuées, de façon gore. Il s’agit d’une enquête, explique-t-il. Ce ne sont pas seulement des photos que l’on a jetées en pâture pour dire : "regardez, on a envie de vous montrer l’horreur". »

Regis Le Sommier ajoute que l'hebdomadaire a plutôt fait un travail d'enquête. « Notre mission, en tant que journaliste, est de montrer les choses et de les analyser. Et croyez-moi, sur ces images nous faisons attention aux victimes », assure-t-il, précisant que Paris Match disposait de plusieurs autres photos « que nous avons choisi de ne pas montrer ».

Il a en outre comparé l'utilisation des images au 11 Septembre, où l’on montre chaque année les avions entrer en collision avec les tours jumelles. « C’est la même démarche que nous avons eue en montrant le camion et les scènes d’horreur qui ont suivi », résume Regis Le Sommier.

En entrevue à Midi info, Philippe Pradal, maire de Nice à l'époque de l’attaque, a pour sa part estimé que la ville « demeure blessée » et que le rapport des Niçois à la promenade des Anglais a évolué dans le temps.

Beaucoup d’entre eux m’ont confié qu’ils ne pouvaient plus aller sur la promenade des Anglais. Et puis avec le temps, la douleur s’est apprivoisée.

Une citation de : Philippe Pradal, premier adjoint au maire de Nice
Attentat à  Nice - notre section spéciale 

« Nous avons voulu que cette promenade soit complètement rénovée. On a fait des travaux importants de sécurisation, mais aussi d’embellissement », a indiqué M. Pradal.

« Chacun se réapproprie l’endroit à son rythme », a-t-il dit, en précisant que les festivités du 14 juillet cette année à Nice seront marquées par 86 faisceaux lumineux en hommage aux 86 victimes.

Ces festivités se dérouleront sans feux d’artifice et plusieurs villes feront de même en solidarité avec Nice.

Avec les informations de Reuters

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