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Québec sévit contre Cap-Chat

Rivière

Les travaux ont été terminés il y a une semaine

Photo : Radio-Canada / Léa Beauchesne

Radio-Canada

Le Directeur des poursuites criminelles et pénales a déposé des constats d'infraction contre la municipalité de Cap-Chat en relation avec des travaux exécutés dans la rivière Cap-Chat sans l'autorisation du ministère de l'Environnement.

Ces travaux, réalisés du 11 au 18 mai après les inondations printanières, contreviendraient à la Loi sur la qualité de l’environnement.

Les constats d'infraction visent la Ville de Cap-Chat, le maire Judes Landry, la trésorière de la Ville, Marielle Émond, le directeur des travaux publics Rémi Lajoie et l'ancien directeur de la Ville Jacques Fournier. D'ailleurs, le maire ne comprend pas pourquoi le nom de celui qui est à la retraite depuis quelques années, est inscrit dans ce dossier. Il croit que c'est une erreur.

Le DPCP n'a pas voulu commenter en répétant que les gens et Cap-Chat ont trente jours pour se manifester.

Ces personnes s'exposent chacune à une amende minimale de 5 000 $ tandis que la Ville pourrait devoir payer une amende pour chaque jour d'infraction, ce qui pourrait totaliser une somme minimale de 120 000 $. M. Landry a fait savoir que la Municipalité entend contester ces amendes.

Des conseillers et le maireAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des conseillers et le maire Judes Landry

Photo : Radio-Canada / Léa Beauchesne

La Municipalité avait justifié ces travaux par le fait que la crue de la rivière menaçait des résidences de la route des Fonds ainsi que le puits d'eau potable municipal. Le maire indique avoir agi aussi pour protéger cette rivière à saumon.

Le maire Jude Landry estime avoir agi pour le bien de la population. « Cela fait 24 ans que je suis en politique et à toutes les fois qu’on est assermenté, c’est pour les intérêts de la population, assurer les services de sécurité-incendie et protéger leur maison », commente M. Landry.

Le maire estime que les travaux pour protéger les rives auraient dû être réalisés depuis longtemps.

Il n'y a pas que le gouvernement du Québec qui s'intéressait à ce dossier, Ottawa aussi. Le résultat de l'enquête de Pêches et Océans Canada pourrait être connu cet automne.

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