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La Commission de police d’Edmonton examinera la pratique du contrôle d’identité

Un contrôle d'identité à Edmonton

Un contrôle d'identité à Edmonton

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La Commission de police d'Edmonton (EPC) veut déterminer si les contrôles de routine effectués par les agents sont « respectueux de tous les citoyens desservis par le service de police », selon sa présidente.

Un texte de Nicolas Pelletier

L’intérêt de l’EPC envers les contrôles d’identité arrive après que des données, obtenues grâce à la Loi sur l'accès à l'information, ont révélé que les personnes autochtones et noires étaient plus à risque de se faire accoster par un policier que le reste de la population.

Cathy Palmer, présidente de l’EPC, a indiqué mercredi que l’enquête indépendante se penchera sur les données récoltées depuis août 2016, période où la plus récente procédure de contrôle est entrée en vigueur.

« Cette révision permettra de mesurer le degré de précision [des données] et de voir si la méthode de collecte d’information [des policiers] correspond avec la procédure. »

— Une citation de  Cathy Palmer, présidente de la Commission de police d'Edmonton

La Commission de police est en quelque sorte le conseil d’administration du Service de police d’Edmonton. Ceux qui y siègent n’interviennent pas dans les enquêtes et dans le travail quotidien des policiers. La Commission a quatre rôles :

  • encadrer le service de police;
  • répondre aux préoccupations des citoyens en ce qui a trait aux forces de l’ordre;
  • aider à l’élaboration du budget;
  • bâtir des relations positives avec les partenaires communautaires.
Cathy Palmer, présidente de la Commission de police d'Edmonton
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Cathy Palmer, présidente de la Commission de police d'Edmonton

Photo : Radio-Canada

La démarche de l’EPC est soutenue par le maire de la Ville, Don Iveson, et Cathy Palmer dit avoir également le soutien du chef de police d’Edmonton, Rod Knecht.

Ce dernier niait les accusations de profilage lancées plus tôt cet été par le groupe Black Lives Matter (BLV) d’Edmonton.

Bashir Mohamed, le représentant de BLV, a quant à lui réagi en disant que « ça ne change rien à notre volonté de bannir les contrôles de routine ».

La commission embauchera un expert dans une autre province pour mener l'examen du service de police. Elle mettra aussi sur pied un comité consultatif avec des représentants communautaires pour superviser le travail de cet expert.

La révision doit commencer d’ici la fin du mois d’août et le rapport, qui sera rendu public selon la présidente de l’EPC, est attendu pour le 1er décembre.

Le ministère de la Justice est lui aussi en train de revoir la procédure de contrôle d’identité à travers les corps policiers de l’Alberta avec l’intention d’élaborer une norme provinciale.

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