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Une nageuse de Kingsey Falls plonge dans le défi de la Traversée du lac Saint-Jean

Marie-Laurence Lortie, en plein entraînement dans la rivière Saint-François, avec ses lunettes et sa combinaison de plongée
Marie-Laurence Lortie, en plein entraînement dans la rivière Saint-François Photo: Radio-Canada

Franchir 32 kilomètres à la nage, tout en affrontant 25 athlètes aguerris, n'est pas une mince tâche. C'est toutefois le défi que s'est lancé Marie-Laurence Lortie, de Kingsey Falls, qui participera le 29 juillet à la 63e Traversée internationale du lac St-Jean. Et comme si l'exploit n'était pas suffisant, elle prendra également part à la 4e étape de la Coupe du monde des marathons de 10 km de la FINA, qui sera tenue deux jours avant l'épreuve reine.

Un reportage de Jean-François Dumas

Un entraînement dans l'eau fraîche et mouvementée de la rivière Saint-François, voilà à quoi ressemble une partie du quotidien de la jeune nageuse ces temps-ci.

« La natation en eaux libres, ça fait peut-être cinq ans que j'ai vraiment la piqûre et, là, bien je m'implique et je tente d'en faire le plus possible », confie-t-elle.

Marie-Laurence Lortie en compagnie de sa mère, Nathalie Patenaude. Marie-Laurence Lortie et sa mère, Nathalie Patenaude. Les deux pourront bientôt dire qu'elles ont relevé le défi de la Traversée du lac Saint-Jean! Photo : Radio-Canada

Ce défi, la jeune femme originaire de Kingsey Falls y rêve depuis environ trois ans. Une véritable fierté pour sa mère, Nathalie Patenaude, qui a réalisé le défi dans les années 1980. L'épreuve ne se limitait pas alors à une simple traversée.

« C'était à l'époque de l'aller-retour, donc 64 kilomètres. On partait de Roberval pour terminer à Roberval. Je suis vraiment fière que ma fille Marie-Laurence suive mes traces.

On va être la première génération mère-fille à faire la Traversée du lac Saint-Jean!

Nathalie Patenaude, maman

La natation est réellement une histoire de famille chez les Patenaude-Lortie, puisque le frère de Marie-Laurence, Benjamin, participera également au volet masculin du 10 kilomètres de la FINA pour la première fois.

De longs entraînements

Pour réaliser cet exploit sportif, il faut bien plus que les longues heures passées en rivière.

Les efforts consentis par la jeune universitaire à l'Aquacomplexe de Drummondville, sous la supervision de son entraîneur, sont une autre phase cruciale de sa préparation.

« C'est huit entraînements par semaine, plus deux entraînements en salle en musculation. Je n’ai pas beaucoup de temps au niveau social, mais je passe quand même du bon temps avec mes amis à la piscine et à l'école », affirme Marie-Laurence.

Jocelyn McCann, l’entraîneur en chef adjoint des Requins de Drummondville, devant la piscine d'entraînement Jocelyn McCann, l’entraîneur en chef adjoint des Requins de Drummondville Photo : Radio-Canada

« Elle est courageuse et déterminée définitivement. C'est quand même un 32 kilomètres qu'on affronte », soutient Jocelyn McCann, entraîneur chef adjoint des Requins de Drummondville.

Ce dernier compte bien l’aider à atteindre son but. « Marie-Laurence est habituée en eau libre. Elle a fait des 10-15 kilomètres, mais là c'est autre chose », admet-il.

C'est ce qu'on appelle un marathon : 32 kilos, ça prend de la détermination, focus et courage!

Jocelyn McCann, entraîneur chef adjoint

Fierté

Cette épreuve est physique, mais la préparation psychologique revêt elle aussi une importance capitale.

« Il va avoir le bateau à côté, mais, finalement, elle sera seule et il faut qu'elle soit capable de gérer ça pendant les sept à huit heures que ça va durer! » poursuit-il.

L’athlète reconnaît que le défi est de taille. Elle promet néanmoins de tout mettre en oeuvre pour en sortir la tête haute.

« Je vais sûrement être tannée et vouloir sortir de l'eau, mais ça va être de le faire pour ensuite être fière de ce que j'aurai accompli! »

Estrie

Natation