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Montréal et le rêve d'une carrière au cirque

Des candidats aux auditions conjointes du Cirque du Soleil, des 7 doigts de la main et du Cirque Éloize
Des candidats aux auditions conjointes du Cirque du Soleil, des 7 doigts de la main et du Cirque Éloize Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Alors que le festival Montréal complètement cirque bat son plein, des acrobates venus de partout sur la planète convergent vers la métropole dans l'objectif de décrocher un contrat.

Un texte de Valérie-Micaela Bain

La réputation des compagnies de cirque de Montréal n'est plus à faire. Les artistes d'ici et d'ailleurs se bousculent au portillon pour grossir leurs rangs.

Lors de notre passage à la TOHU mardi, 28 artistes tentaient de séduire l'une de ces compagnies en participant à des auditions conjointes devant des dépisteurs du Cirque du Soleil, du Cirque Éloize et des 7 doigts de la main. Sélectionnés parmi les 250 candidatures reçues, ces Canadiens, Français, Américains, Australiens jouaient le tout pour le tout.

Pour l'Américaine Danielle Rueda-Watts, la possibilité de rencontrer trois compagnies à la fois simplifie la vie des acrobates.

« Ces auditions sont très importantes pour moi. J'ai beaucoup d'expérience et je me prépare depuis plusieurs mois. Le processus d'audition est exigeant et stressant. Donc tant mieux s'il est possible d'en faire trois dans une. »

Une acrobate participe aux auditions conjointes du Cirque du Soleil, des 7 doigts de la main et du Cirque ÉloizeUne acrobate participe aux auditions conjointes du Cirque du Soleil, des 7 doigts de la main et du Cirque Éloize Photo : Radio-Canada

C'est d'ailleurs la première fois que les trois compagnies québécoises tiennent des auditions communes.

C'est historique et c'est excitant. Je trouve que ça montre exactement l'esprit que j'aime ici à Montréal, un soutien et un esprit non compétitif.

Gypsy Snider, cofondatrice et codirectrice artistique des 7 doigts de la main

Parvenir à se démarquer

Pendant deux jours, les dépisteurs évaluent les habiletés techniques des candidats et leur niveau artistique. Chaque artiste présente un numéro de sa discipline respective. Certains acrobates surprennent les responsables des trois compagnies, qui les ont d'abord évalués sur vidéo, et d'autres, à l'opposé, déçoivent.

 

Et il y a ceux qui n'ont pas un profil classique. C'est le cas de Maxime Picotte, un artiste autodidacte qui, entouré d'artistes professionnels, se retrouve hors de sa zone de confort.

Je me sens quand même différent, parce que j'en vois beaucoup qui ont un "background" en gymnastique. En les regardant, je vois ce que je peux améliorer.

L'acrobate Maxime Picotte

Une telle différence, cependant, peut parfois s'avérer un atout.

« C'est un acrobate urbain qui n'a pas fait le cheminement typique de l'école de cirque, mais qui est en mesure, maintenant, d'amener une [nouvelle] qualité scénique artistique », fait remarquer Stacy Clark, du Cirque du Soleil, à propos de Maxime Picotte.

De jeunes acrobates aux auditions conjointes du Cirque du Soleil, des 7 doigts de la main et du Cirque ÉloizeDe jeunes acrobates aux auditions conjointes du Cirque du Soleil, des 7 doigts de la main et du Cirque Éloize Photo : Radio-Canada

Certains artistes ont déjà leur compagnie de prédilection. Pour le Français Lionel Zalachas, c'est le Cirque du Soleil. Mais chez les jeunes acrobates, aucune porte n'est bien sûr fermée.

Comme ancien gymnaste, le Cirque du Soleil, c'est généralement la reconversion idéale, on va dire. Mais maintenant que j'ai travaillé un peu plus dans le cirque, [je sais qu']il y a d'autres compagnies qui sont intéressantes aussi.

Lionel Zalachas, acrobate

Finalement, le Cirque Éloize a conservé tous les candidats dans sa base de données d'artistes. Le Cirque du Soleil en a pour sa part retenu 23 et les 7 doigts de la main, 13.

Reste à voir maintenant qui recevra l'appel tant attendu.

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