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Péninsule acadienne : à la rescousse du courlis corlieu

Un courlis corlieu

Un courlis corlieu

Photo : Gracieuseté

Radio-Canada

Le courlis corlieu est un petit oiseau migrateur qui s'arrête, chaque année, pendant une vingtaine de jours dans la péninsule acadienne. Cet oiseau de rivages est en déclin.

Un texte de René Landry:

Un projet vise à mieux le protéger, grâce à la contribution des producteurs de bleuets sauvages.

La biologiste Lisa Fauteux et la professeure Julie GuillemotAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La biologiste Lisa Fauteux et la professeure Julie Guillemot

Photo : Radio-Canada / René Landry

« Il passe la majorité de sa vie sur les côtes d'Amérique du Sud, au Brésil, explique Julie Guillemot, professeure en gestion de l'environnement au campus de Shippagan. Au printemps, il remonte à travers les États-Unis jusque dans le nord du Canada. Là, ils vont nicher, ils vont avoir leurs petits et rester quelques semaines. Après ça, ils retournent vers le Brésil, mais en passant par les provinces atlantiques. Ils s'arrêtent et se reposent. Une partie de la population se repose dans la péninsule acadienne. Ils vont passer une vingtaine de jours dans ce secteur, à dormir sur les rivages la nuit et à venir se nourrir pendant le jour, soit dans les bleuetières, soit dans les tourbières. Après avoir fait le plein et repris de l'énergie, ils font cinq jours de vol pour arriver au Brésil et se reposent tout l'hiver. »

Assurer la tranquillité des courlis

Julie Guillemot dirige un projet, en collaboration avec les producteurs de bleuets, pour assurer la tranquillité de ces oiseaux quand ils sont de passage dans la Péninsule acadienne. Selon elle, plusieurs facteurs expliquent le déclin de la population de courlis: disparition des habitats, changements climatiques, chasse, etc.

« On a noté qu'ils restaient ici, dans la péninsule acadienne pendant une vingtaine de jours, qu'ils utilisaient les bleuetières comme un habitat crucial et qu'il y avait des relations un peu tendues avec les producteurs qui ne veulent pas voir un oiseau manger leurs bleuets, ce qu'on comprend très bien, explique-t-elle. On a eu l'idée de mettre en place un projet pour que ces oiseaux soient tranquilles quand ils s'arrêtent ici, qu'ils aient une chance de se reposer, de faire leur plein d'énergie pour être capables de faire leur migration de manière correcte. Si l'oiseau ne fait pas le plein d'énergie avant d'entreprendre son périple de cinq jours, il risque d'y passer. »

Jean-Guy Robichaud, producteur de bleuets sauvagesAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Jean-Guy Robichaud, producteur de bleuets sauvages

Photo : Radio-Canada / René Landry

Jean-Guy Robichaud, un producteur de bleuets d'Inkerman, s'intéresse à ce petit oiseau. « Je tente de vivre le plus possible en harmonie avec la nature, exprime-t-il. C'est un oiseau qui ne me dérange absolument pas pour mes terres à bleuets. J'en ai déjà vu, mais ils n'étaient pas assez nombreux pour briser mes terres à bleuets. On ne peut pas dire qu'on est envahi pour le courlis. Il peut même nous rendre service, cet oiseau, en mangeant les insectes et les bébites indésirables dans les champs de bleuets. »

On a de pires problèmes que le courlis, comme le goéland et les politiques gouvernementales.

Jean-Guy Robichaud, producteur de bleuets d'Inkerman

Selon les biologistes, la population de courlis en Amérique se chiffre à environ 57 000 oiseaux.

En 2014, près de 1 200 courlis ont été observés dans la Péninsule acadienne. Ils n'étaient plus que 518 en 2015 et 344 en 2016.

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