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La route des épaves : à la découverte d’un patrimoine méconnu

En 2014, Samuel Côté a identifié une épave située au large de Sainte-Flavie : il s'agit du Viking, qui a sombré en 1874 et dont l'épave a été découverte en 1967 par Raymond Beaulieu et Marcel Béchard.

En 2014, Samuel Côté a identifié une épave située au large de Sainte-Flavie : il s'agit du Viking, qui a sombré en 1874 et dont l'épave a été découverte en 1967 par Raymond Beaulieu et Marcel Béchard.

Photo : Urbania TV

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2017 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des centaines et des centaines d'épaves jonchent le fond du fleuve Saint-Laurent de Montréal jusqu'aux Îles-de-la-Madeleine. L'histoire de ces naufrages est souvent peu connue, mais pour la faire découvrir, un groupe de passionnés du Bas-Saint-Laurent vient de lancer La route des épaves, un circuit menant à cinq navires qui ont sombré dans les eaux froides du fleuve.

D’après le reportage de Denis Leduc

La route des épaves est constituée de cinq sites de plongée entre Sainte-Luce et Le Bic.

On veut ainsi faire connaître l'histoire maritime du Québec, mais aussi protéger un patrimoine difficilement accessible et qui fait l'objet d'un trafic méconnu.

Malheureusement, il y a du pillage. Quand on pense aux Germanicus et à l'Empress, ces deux épaves-là ont été pillées.

Une citation de : Samuel Côté, chasseur d'épaves
Un artefact de l'Empress of IrelandAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Un artefact de l'Empress of Ireland

Photo : Radio-Canada

« C'était la mode, dans les années 60-70. Des gens dynamitaient les structures pour récupérer les artefacts ou du cuivre. C'est pour cela que l'on veut conscientiser les plongeurs, leur dire "on vous offre cette route-là, prenez-en soin" », explique Samuel Côté.

Les cinq navires de La route des épaves :

- Germanicus (Le Bic)
- Frederike. C-2 (Rimouski)
- Empress of Ireland (Sainte-Luce)
- NCSM Nipigon (Sainte-Luce)
- Atlas Scow No.1 (Pointe-au-Père)

Savourer le caractère solennel des lieux

La préservation des lieux est d'autant plus importante, selon Samuel Côté, que ces épaves sont souvent des cimetières marins.

Des bouées ont été installées dans le fleuve pour bien identifier les épaves.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des bouées ont été installées dans le fleuve pour bien identifier les épaves

Photo : Radio-Canada

À leur approche, des plongeurs disent d'ailleurs sentir le caractère solennel des lieux, encore plus quand il s'agit du site du naufrage de l'Empress of Ireland, qui a fait 1012 morts.

C'est difficile de capter l'ampleur de cette catastrophe. Quand on arrive là, on s'arrête pour penser aux gens qui étaient prisonniers de la structure, cela s'est fait tellement rapidement.

Une citation de : Ludovic Bouchard, responsable de la logistique, La route des épaves du Bas-Saint-Laurent

Effectivement, il se passe quelque chose dans le coeur de chacun. Je pense qu'il n'y a pas un plongeur qui peut rester insensible au fait qu'il y a eu des décès sur place.

Une citation de : Patrick Allaire, secrétaire de la Fédération québécoise des activités subaquatiques

La route des épaves est une première au Québec, mais des parcours semblables existent déjà ailleurs, notamment en Ontario.

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