•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Au-delà de la polémique Netflix, que vaut Okja?

Une scène du film «Okja».
Une scène du film «Okja». Photo: Netflix
Radio-Canada

Okja, produit par Netflix, est devenu le symbole de la polémique autour de la plateforme depuis sa sélection au Festival de Cannes. La qualité du film du Sud-Coréen Bong Joon-ho est par-là même passée au second plan, malgré une histoire qui évoque un problème majeur de notre époque.

Absent des salles de cinéma, Okja est offert sur Netflix depuis le 28 juin. Bong Joon-ho, souvent encensé par les critiques (notamment pour Memories of Murder, The Host ou encore Snowpiercer), s’érige ici en défenseur de l’écologie et des animaux. Il décrit le combat d’une adolescente pour défendre Okja, un énorme cochon créé génétiquement que souhaite récupérer une multinationale.

 

Participant à l’émission Médium large, la critique de cinéma Helen Faradji a parlé d’un film pur bonheur (feel-good movie), ce qui est « assez surprenant de la part de ce cinéaste qui jusque-là nous avait habitués à des films beaucoup plus sombres ». Bong Joon-ho adopte cette fois « un registre plus enfantin ». Il est même étonnant, rétrospectivement, d’avoir vu un tel long métrage sélectionné à Cannes, selon la spécialiste du septième art.

Est-ce que c’est vraiment un film qui méritait tout ce débat-là, aussi profond? Probablement pas.

Helen Faradji, critique de cinéma

« C’est loin d’être un mauvais film », précise toutefois Helen Faradji qui met notamment de l’avant le travail du directeur photo Darius Khondji. « La première partie en Corée est absolument sublime avec cette brume qui cache la cime des montagnes, les forêts à perte de vue », indique encore la critique.

Si le jury cannois n’a attribué aucun prix à Okja, la projection officielle du film, en mai, avait valu à l’équipe de Bong Joon-ho une ovation de plusieurs minutes. D’une manière générale, les grands médias ont accueilli favorablement le long métrage.

Le film produit par Netflix « Okja », du Sud-Coréen Bong Joon-hoTilda Swinton dans « Okja » Photo : Netflix/Kimberly French

La journaliste du quotidien français Le Monde Isabelle Regnier a ainsi fait une longue liste des qualités du film : « rythme frénétique, alliage de burlesque et de merveilleux, émotions liées à l’enfance, critique virulente du capitalisme mondialisé, peinture réaliste de la violence policière, message écologique, point de vue féministe... »

De son côté, le critique du New York Times A. O. Scott vante le jeu des acteurs (dont Jake Gyllenhaal et Tilda Swinton, déjà présente dans Snowpiercer), mais surtout le cochon lui-même, un « miracle d’imagination et de technique ».

Peter Bradshaw, du journal britannique The Guardian, s’était quant à lui montré enthousiaste dès la projection à Cannes. Donnant cinq étoiles à Okja (le maximum), il avait parlé d'un film « merveilleux comparable à E.T. » de Steven Spielberg.

Cinéma

Arts